
Par Olivier Rabache
Le «débat» est lancé. «Par delà les appartenances et l'identité de chacun, sur quels principes fonder la démocratie et la citoyenneté?» aurait certes été une question plus appropriée.
Comme dans tout système centralisé et jacobin qui se respecte, l'initiative vient du plus haut sommet de l'État, par la voix du militant socialiste national Éric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, lequel se veut plus nationaliste que Jean-Pierre Chevènement lui-même.
Son modèle est Marx Dormoy, le paradoxal ministre de l'Intérieur du Front populaire responsable de la fusillade de Clichy (5 militants ouvriers tués) et du refoulement des réfugiés politiques clandestins (circulaire du 14 avril 1937). Qui se souvient encore des conditions dans lesquelles les républicains espagnols, femmes, enfants, blessés et vieillards inclus, ont été accueillis en France, entre camps de fortunes, camps d'internement et expulsions vers les pelotons d'exécution franquistes?
Tous ces moments
de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement
d'un « capitalisme du désastre. » Approfondissant la réflexion entamée avec son
best-seller, No Logo (Actes Sud, 2001) Naomi Klein dénonce, ici, documents à
l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées
pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un
ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou
attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à
Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux
acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et
la barbarie de la spéculation.
Evo Morales
écrit aux députés européens au sujet de la "directive de retour" de l'Union
européenne.
Anniversaire de Tchernobyl et entre-deux
tours de la présidentielle : Greenpeace occupe le site où devrait être
construit l’EPR et bloqueles travaux préalables à sa construction.

