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  <title>RÉGION LÉMAN .COM | ArpitaNews</title>
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  <description>RégionLéman.com :: Le portail de la région du Léman (bassin lémanique en l'Arpitanie), en Suisse et en Savoie. En anglais: Lake Geneva Region. En allemand: Region Genfersee</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 15:34:12 +0200</pubDate>
  <copyright>© RégionLéman.com, 2006-2010. Aigle - Annecy - Genève - Monthey - Thonon - Evian - Lausanne</copyright>
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  <item>
    <title>Annexion de la Savoie illégale? L'ONU pourrait intervenir</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2010/04/09/Annexion-de-la-Savoie-illegale-onu</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Apr 2010 14:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>2010: les 150 ans de l'Annexion de la Savoie à la France</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/cover_lavienouvelle.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.cover_lavienouvelle_s.jpg&quot; alt=&quot;Presse Savoie annexion rattachement anschluss illegal&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Presse Savoie annexion rattachement anschluss illegal, avr. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt; M.
Yves Nicolin attire l'attention de M. le secrétaire d'État à l'intérieur et aux
collectivités territoriales sur les risques juridiques, politiques et
institutionnels majeurs qu'entraîne le traité d'annexion de la Savoie. À
l'occasion du 150e anniversaire de l'annexion de la Savoie par la France, des
cérémonies et diverses festivités et visites officielles sont programmées
durant toute l'année 2010 notamment à partir du 24 mars puisque c'est par un
traité signé à Turin le 24 mars 1860 que les arrondissements de Nice et la
Savoie (les deux départements 73 et 74 actuels) ont été rattachés à la France
du second empire. Sa question se pose pour deux raisons juridiques
précises : d'abord et avant tout à l'échelle nationale parce que se pose
sans doute une question d'intégrité territoriale susceptible en conséquence
d'entraîner des effets internes importants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, la question brutale de savoir si ce traité du 24 mars 1860 est
bien toujours en vigueur se pose or ce traité est la clef de voute de tout
l'édifice juridique et administratif français en Savoie. Le problème est
simple : la France a enregistré à l'ONU sous le n° I-747 le traité de paix
du 10 février 1947 dont elle est signataire et dépositaire. Ce traité
comportait un article 44 faisant obligation à la France de notifier à l'Italie
les traités antérieurs suspendus par l'effet des hostilités de la Seconde
Guerre mondiale (traités au rang capital desquels se trouvait naturellement le
traité de rattachement territorial de la Savoie et Nice de 1860). Cet article
44 comportait un 2e alinéa emportant l'obligation formelle d'enregistrer cette
notification et ce traité auprès du secrétariat général de l'ONU, organisation
créée deux ans auparavant en 1945. Cet enregistrement n'a pas eu lieu. Le même
article 44 prévoyait un alinéa 3 stipulant qu'à défaut, la sanction encourue
est l'abrogation (dans le texte : « les traités qui n'auront pas fait
l'objet d'une telle notification seront tenus pour abrogés »). Il lui demande
si le traité d'annexion de la Savoie du 24 mars 1860 a été ou non enregistré
auprès du secrétariat général de l'ONU et, si cela n'est pas le cas, quelles
mesures sont prises par le Gouvernement pour traiter les problèmes subséquents
au plan juridique interne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question se pose également à l'échelon international où elle rebondit
sous l'angle de l'obligation de respect par la France des normes de droit
international en vigueur et qu'il s'agit, en fait comme en droit, rien moins
que de l'image et de la réputation de l'État français dans la communauté
internationale. Il n'ignore pas que la charte de l'ONU de 1945, et notamment
son article 1er, ainsi que de multiples résolutions adoptées par l'assemblée
générale, ont enjoint les États à faire aboutir le processus général de
décolonisation qu'avait initié dès 1941 la charte de l'Atlantique. Il se trouve
que 2010 marque officiellement la dernière année de la deuxième décennie de la
décolonisation onusienne. En 2010 pourtant, la plupart des ministères et des
administrations projettent cependant de participer à des événements
commémoratifs ou d'organiser des cérémonies officielles en Savoie ou à Nice.
Cela apparaît paradoxal si ce traité d'annexion a été caché à l'ONU et qu'il
est abrogé par l'effet d'un traité signé à Paris. Si le traité de 1860 est
abrogé du fait de son non-enregistrement auprès de l'ONU, un processus de
désengagement de la France aboutissant à un référendum local vis-à-vis de la
Savoie et de Nice est inéluctable sauf à prendre le risque d'une condamnation
de la France par la Cour internationale de justice de La Haye. Il ne s'agirait
pas de voir la France internationalement sommée de fournir des explications
qu'elle n'aurait pas ou aurait insuffisamment préparées, voire d'essuyer une
grave condamnation puisque la zone territoriale concernée couvre deux
départements et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'apparaître comme subissant une crise dans une affaire
juridiquement délicate voire perdue d'avance et doublement aggravée par la
découverte de la dissimulation grossière d'un territoire ayant fait l'objet
d'une annexion et par des commémorations officielles défiant (au sens
étymologique des termes) le droit international, ne pourrait-on imaginer une
prise en compte immédiate et en amont de cette question mettant à l'abri la
France de l'avalanche de questions juridiques et politiques internes et
internationales délicates que ce défaut d'enregistrement risque d'engendrer et
que l'annonce de festivités officielles durant toute l'année 2010 risquent de
déclencher et d'aggraver encore ? Il souhaite donc connaître les mesures
que le Gouvernement entend prendre pour faire face et anticiper à l'ONU le
risque certain de reconnaissance internationale de la Savoie par un ou
plusieurs États étrangers ravis de brandir le traité de Paris de 1947 et
reconnaître un nouveau micro-état géopolitiquement stratégique et juridiquement
détaché de la France sans aucune préparation ni concertation.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-76121QE.htm&quot;&gt;Sur le
site de l'Assemblée nationale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>John Berger, grand témoin d'une Savoie entre tradition et mondialisation</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/John-Berger-Savoie-Mondialisation</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 20:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.John_Berger_s.jpg&quot; alt=&quot;John Berger&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;John Berger, mar. 2010&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;John Berger : un nom qui ne dira probablement encore rien à
beaucoup de Savoisiens puisqu’il est presque inconnu en France. Et
pourtant ! Depuis près de trente ans, il habite dans un petit village,
Mieussy, en Faucigny.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet écrivain de renommée internationale a depuis bâti une œuvre qui est
aussi l'histoire, la nôtre puisqu'il s'agit des transformations du monde rural
en Savoie. Son travail minutieux d'anthropologue est consigné dans une trilogie
éditée au Point Seuil. Mais le tour de force de l'auteur est sans doute d'avoir
su traduire l'existence de ces paysans par des récits captivants en les
transcrivant plus vrais que nature dans leurs gestes, paroles, travail et rites
intimes. Ces trois ouvrages s'intitulent «Dans leur travail». Le premier
volume, «La cocadrille» a pour héroïne Lucie Cabrol, une petite femme
disgracieuse, rejetée par les siens. Elle est née en 1900 et le 11 novembre
1918: &lt;em&gt;«personne dans le village ne parla de victoire; on dit simplement la
guerre est finie»&lt;/em&gt;(page 140).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans le second volume, «Joue-moi quelque chose», c'est encore sur les flancs
des montagnes de Savoie du Nord que vivent les paysans observés et dépeints
avec une attention compréhensive par l'écrivain. Les trames des nouvelles se
déroulent quelques années plus tard, à l'époque de l'agriculture plus
mécanisée, les chevaux et les meules de foin ont été remplacés par les
tracteurs et les «round up». Mais il y a toujours une vie au le bistrot, les
mariages se préparent encore, et puis il y a les prés, où les troupeaux vont
paître, et où les hommes, parfois, mettent à nu leur solitude, et les chemins
de pierre. C'est un monde en mouvement, un monde singulier qui exige, pour être
approché, que soit abandonné les préjugés et les images bucoliques : pas
de sentiments feints. Rien de passéiste dans cette chronique d'un monde marquée
en profondeur par la mécanisation et l'exode rural. Avec ces deux volumes nous
aboutissons véritablement à un autoportrait vivant que la collectivité paysanne
trace d'elle-même et auquel ses membres, par leur commérages, leurs histoires,
leurs conversations, ne cessent de travailler. Les histoires composant ces
recueils sont précises, fondées sur l'expérience, le témoignage, l'habitude,
mais aussi avant tout sur l'émerveillement. Tous ces héros, nous les avons ici
et là côtoyé : ce sont nos contemporains et le souffle épique qu'arrive à
leur donner John, le place quelques part dans le panthéon de la littérature
entre deux Nobel, avec le Norvégien Knut Hamsun et son sens profond d'amour de
la nature et l'Islandais Laxness et son admiration pour la vie quotidienne des
gens simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps de l'exil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dernier tome &amp;quot; Flamme et Lilas &amp;quot;, &amp;quot;conclusion magistrale à cette
trilogie&amp;quot;, comme le souligne Anthony Burgess, les héros se retrouvent déracinés
dans une banlieue d'une grande ville avec tous les autres immigrés mais aussi
ses assassins, ses travailleurs, ses marginaux mais ils gardent toujours une
nostalgie pour le village. C'est un temps qui dure encore, c'est celui du
déracinement, de l'exil. En son temps le grand Marcel Aymé avait lui aussi dans
&amp;quot; la rue sans nom &amp;quot;, évoque en 1934, le sort des immigrés italiens, maçons ou
terrassiers, qui oublient dans l'alcool, la fatigue des chantiers pour lesquels
ils ont quitté leur pays. Et beaucoup de savoyards d'ici ou d'ailleurs auront
en définitive une larme à l'œil en lisant ces récits car comme le disait Marcel
Aymé &amp;quot; Mais nous, lorsque notre cœur se serre en repensant au village, nous
savons bien ce que nous regrettons, ni les bouffés d'air frais, ni le paysage.
Et nous n'arrivons pas à nous retrouver chez nous au village parce que nous ne
faisons plus partie de la communauté. &amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«L'exil», c'est le titre précisément d'un article connu de Berger, un thème
récurrent de son œuvre aussi, portant sur les déplacements de population dans
le monde engendrés par les guerres, les catastrophes naturelles, économiques et
écologiques et commencé avec l'ouverture des marchés d'esclaves au XVIe siècle.
Pour lui, le monde moderne se caractérise par l'ampleur du déracinement. &amp;quot;Ce
déracinement - nous dit Berger- a créé et crée toujours le monde dans lequel
nous vivons &amp;quot;. Un thème d'une étrange actualité .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que vous soyez employés, fonctionnaire, patron, artisan, paysan ou RMIste,
vous y découvrirez tous quelque part, plus ou moins loin dans le temps et d'où
que vous soyez issu de la planète, votre histoire, notre histoire à tous. Ce
sacré anglais aura eue le don de tous vous réconcilier ! A quoi bon en
effet opposer des professions qui, de toute façon, sont toutes devenues plus
difficiles du fait de la complexification du monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail avait été fait en son temps en Bretagne par Pierre Jakez Hélias,
œuvre dont on a d 'ailleurs tiré un film tant commenté dans les chaumières de
l'hexagone, ce &amp;quot;Cheval d'orgueil&amp;quot; qui anticipait de si peu la fin des terroirs.
A quand la même adaptation de l'œuvre de John, lui qui a déjà tant travaillé
pour le cinéma ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa trilogie résonne comme un étrange écho venu de Celtie avec le succès
retentissant dans l'Europe entière du fameux &amp;quot; Mémoire d'un Paysan Bas-Breton &amp;quot;
de Jean Marie Deguignet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle nous permet aussi de plonger notre regard sur cette profession, qui en
France contrairement à certains pays alpins, n'a pas su évoluer, otage des
trusts multinationaux et d'une grande banque, fourvoyée malgré elle dans le
productivisme avec sa cohorte d'horreur, de veaux aux hormones en céréales
contaminées par les pesticides et les OGM en passant par la vache folle, le
poulet à la dioxine et cela ne fait que commencer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La aussi, le producteur comme le consommateur sont les
victimes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah j'oubliais les seuls gagnants : Michel Debatisse et François
Guillaume et demain Francois Jacob, ces leaders syndicaux toujours membres du
Rassemblement des Producteurs Ripoux (RPR) à qui le système, ne l'oublions pas,
pour les faire aboutir à ce désastre, a offert de belles rentes de situation
d'abord à l'assemblée nationale puis sous les lambris dorés des ministères.
Dans ce milieu, où in extremis, un José Bové semble en passe de sauver
l'honneur et la dignité d'une profession, qui était plus qu'une profession,
mais tout un art de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je viens de dire sur les égarements de l'agriculture peut paraître
banal aujourd'hui. Mais rappelons que &amp;quot;La cocadrille&amp;quot; est parue en Angleterre
en 1979. Alors pour montrer la lucidité de Berger, nous ne citerons que deux
courts passages de l'épilogue historique de l'ouvrage. Page 240 :&amp;quot;Pour des
raisons politiques à court terme, les planificateurs économiques de la CEE
n'utilisent pas le mot élimination mais celui de modernisation. La
modernisation entraîne la disparition des petits paysans (la majorité) et la
transformation de la minorité restante en individus sociaux et économiques
totalement différents. L'investissement nécessaire pour intensifier la
mécanisation et l'utilisation des produits chimiques, la taille que doit
prendre une ferme qui ne produit que pour le marché, la spécialisation du
produit par région, toutes ces données signifient que la famille paysanne cesse
d'être une unité de production et de consommation pour devenir, à la place,
dépendante des intérêts qui la financent et qui lui achètent ses produits.&amp;quot; Et
page 243 :&amp;quot;L'unification économique et militaire du monde n'a pas apporté la
paix mais le génocide. La méfiance du paysan vis à vis du &amp;quot;progrès&amp;quot;, tel qu'il
a été finalement imposé par toute l'histoire du capitalisme monopoliste et par
le pouvoir de cette histoire, même à ceux qui cherchent une alternative, n'est,
tout compte fait, ni déplacée ni dénuée de fondement. Une telle méfiance ne
peut en soi servir de base à une alternative de développement politique. La
condition préalable à une telle alternative est que les paysans parviennent à
se considérer comme une classe, ceci à l'échelle mondiale, ce qui impliquerait
non leur élimination mais leur pouvoir en tant que classe : pouvoir qui,
en se réalisant transformerait leur expérience et leur caractère de
classe.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pose une seule question : pouvez-vous me citer le nom de quelqu'un
qui voyait les choses avec autant de lucidité à l'époque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une existence en phase avec ses idées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez lui, la pensée et les paroles se traduisent par des actions. Ainsi,
j’ai pu constater ce qu’à vu la journaliste du &amp;quot;Monde&amp;quot;, voici un peu plus d’une
année : ” Il s’est établi ici avec sa femme américaine, Beverly, et son
fils Yves, élevé là. Une ferme mi pierre, mi bois, sans guère de commodités,
mais flanquée d’un jardin potager. Ici, on mange des pommes de terre et du
fromage pour le déjeuner, le jambon vient du cochon tué l’hiver dernier. Tout
le monde travaille le sol, tout le monde à de la terre sous les ongles. A
commencer par l’écrivain &lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/post/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; ” (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et un après-midi de décembre chez lui, John m'a donc fait l'honneur de me
recevoir et j'ai beaucoup appris de l'homme, son œuvre, ses passions, ses
idées, sa vie. Certes sur celle-ci, mon incorrigible curiosité aurait bien aimé
en savoir plus sur l'enfance et la jeunesse de John, cet enfant surdoué de la
banlieue londonienne, bachelier à 16 ans refusant d'aller à l'université. Mais
nous respecterons simplement sa pudeur, en subodorant simplement que pour avoir
un tel sens du partage et de l'amour des exclues de la terre entière, que de
profondes blessures doivent lui affleurer la peau. En effet l'image illuminée
que je retiendrais de ce grand homme, c'est celle de sa nature généreuse et
engagée dans les luttes contre les injustices. En 1977, après avoir obtenu le
Booker Prize (la plus haute distinction littéraire anglaise) pour son roman
&amp;quot;G&amp;quot;, il fait don de la moitié de son prix aux Black Panthers américains. Il
garde la seconde moitié pour financer un livre dénonçant les conditions de vie
des immigrés en Europe. Avec un photographe, il va vivre pendant deux ans dans
les communautés défavorisées. Ce sera &amp;quot;Le Septième homme&amp;quot; qui sera traduit dans
toutes les langues de l'immigration. En 1996, il reverse les droits d'auteur de
&amp;quot;Qui va là ?&amp;quot; , un roman dont l'intrigue tourne autour du drame du SIDA (et
dont l'héroïne porte ce joli nom de Ninon !), à une association qui vient en
aide aux séropositifs. L'an dernier encore, ce sera &amp;quot;King&amp;quot;, ce chien qui vit
dans un squat et raconte 24 heures avec des sans-domiciles-fixes. &amp;quot;King&amp;quot; est le
roman d'un &amp;quot;écrivain public&amp;quot; : il parle pour les pauvres, il ne parle pas
en leur nom. C'est pourquoi le nom de l'auteur n'apparaît pas sur la
couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Berger est devenu l'évocateur le plus talentueux et aussi le
porte-parole émouvant de tous ceux qui se sont vu exclure de la modernité par
le tourbillon fou de la civilisation sans doute parce que, comme il le dit
lui-même dès qu'il commence à écrire, &amp;quot;l'écriture devient une lutte pour donner
un sens au vécu&amp;quot;. Aujourd'hui, il a décidé de s'adresser à l'ensemble du
mouvement savoisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ENTRETIEN AVEC JOHN BERGER: L'EUROPE DES DIFFÉRENCES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;John, vous êtes installé ici depuis 27 ans. Mais vous quittez le
village de temps en temps tout de même. Quand était-ce la dernière fois
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques jours pour aller à Lyon où avec Richard Ford, l'auteur d'
&amp;quot;Indépendance Day&amp;quot;, nous avons fait des lectures publiques. Il y avait 70
personnes environ dont quelques jeunes, ce qui est bien pour la France. En
Allemagne ou en Espagne, il y a beaucoup plus de jeunes et de gens en général
dans ce genre de manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquer la différence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une explication parmi les autres : l'Allemagne et l'Espagne ont vécu le
fascisme, à cause de cela, ils ont été obligés de &amp;quot;questionner&amp;quot; leur passé et
en même temps leur identité nationale. Et après cette phase de questionnement,
ils se sont trouvés plus ouvert d'abord à l'étranger, à la littérature, aux
idées, simplement plus ouverts tandis que si on parle des anglais ou des
français (je ne parle pas maintenant des savoyards ou des savoisiens, je parle
de la France). En effet leur identité nationale, qui est né avec la Révolution
française, n'a jamais été questionnée, les Anglais non plus, aujourd'hui, et
plus ou moins leur identité a été formée lors de l'Empire historique, leur sens
de l'identité n'était pas questionné et donc ils étaient beaucoup moins ouverts
aux idées, aux manifestations culturelles et peut-être même aux manifestations
politiques qui viennent de l'extérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais la France commence peut-être à s'interroger un peu par rapport
au pétainisme, et il y a eu aussi les déclarations de Jospin par rapport au
massacre perpétré par l'armée française en Algérie et 2 ans auparavant à
l'occasion du 11 novembre sur les mutineries de 1917. Tout ceci, c'était
inenvisageable il y a quelques années...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis tout à fait d'accord. Il y a encore une différence entre
l'Angleterre et la France. Je crois que la France est le pays le plus politisé
en tout cas en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est pas vrai, je suis un peu étonné...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut expliquer ce que cela veut dire. Les Français ne croient plus en la
plupart des grands partis politiques comme en témoigne l'abstention croissante.
Je ne veux pas dire qu'ils sont politisés vis à vis des partis politiques
officiels, mais politisés parce qu'il y a dans la mémoire historique des
français, que lorsqu'il y a quelque chose qui arrive, et qu'ils pensent qu'il
faut protester, leur première réaction, c'est de descendre dans la rue et
manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1996, vous avez écrit un article sur les grèves de la fonction
publique contre Juppé, auparavant ça a débuté avec les coordinations
d'infirmières...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet instinct de se rassembler et d'aller dehors pour protester, c'est très
prononcé mais pas seulement à gauche. Un autre exemple, c’est la profanation du
cimetière juif de Carpentras. En quelques jours, il y avait des manifestations
spectaculaires de partout. Et bien ça, c'est inimaginable en Angleterre.. Non
pas que les Anglais soient favorables à cette profanation mais ils n'ont pas
cette pulsion de dire, il faut faire quelque chose ! C'est dans ce sens
que les Français sont politisés. La conscience des périphéries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Ecosse et au Pays de Galles, y a t-il plus de mobilisation
citoyenne ou est-ce la même chose ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est très complexe cette question. Bon c'est vrai ce qui a fait augmenter
le SNP ( Scotish National Party, membre de l'ALE, représentant environ un
suffrage sur 3 ndlr), c'est le libéralisme à tous crins de Thatcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Ecossais ont un sens de la solidarité beaucoup plus développé que les
Anglais. Nous avons parlé de l'Espagne et de l'Allemagne qui ont été obligé de
réexaminer leur histoire. Les Ecossais ont souffert de leur histoire depuis des
siècles et de cette forte colonisation que les Anglais ont commis vis à vis des
écossais et ils n'ont pas oublié ça. Donc ils ont un sens de l'histoire que les
Anglais n'ont pas et aussi le sens de l'histoire est inclus dans une certaine
connaissance de l'histoire française parce que tout de même les Français ont
soutenu dans leur lutte contre l'Angleterre, à l'époque. Si vous parlez de la
Révolution Française en Ecosse, les Ecossais ont une idée de ce que c'était, si
vous en parlez en Angleterre, aucune ! Et cette conscience de l'histoire
est populaire, si vous allez dans un pub de marins et d'ouvriers, ils ont cette
conscience, et ce n'est pas seulement du à l'éducation, à l'école ou à
l'université. Tout ça, c'est lié avec une autre chose : une vraie vision
de ce qui se passe dans le monde implique un certain sens de l'histoire et des
possibilités d'intervenir sur l'histoire. Je crois que ce sens depuis un
moment, est beaucoup plus aiguë dans les périphéries qu'au centre. Avant, les
grandes capitales, les grandes villes symbolisaient la connaissance. Elles ont
pensé que c'était elles qui détenaient les clés du sens de l'histoire et elles
le pensaient justement. Et maintenant, eux, dans les capitales ont perdu ce
sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parce qu'ils se regardent trop le nombril au niveau des capitales
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui et parce qu'ils sont victimes de toutes les illusions du consumérisme et
la lutte pour être de bons consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais là c'est pratiquement un renversement de l'histoire… A
l'extérieur de l'Angleterre on parle beaucoup de la dévolution en Ecosse et au
Pays de Galle, en France d'une façon plus modeste de la Corse, la question est
posée…&lt;/strong&gt; __ C'est une remise en cause de l'Etat nation héritée du
XIXième siècle, en Russie les pays baltes et puis en Espagne après la chute du
franquisme, très vite on a entendu parlé de Bilbao et de Barcelone.__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce que j'appelle la périphérie, les gens voient plus clairement ce qui
se passe dans le monde, ils posent les questions qui sont supprimées au centre.
Si on laisse cela pour un moment, et si on parle de cas précis et non pas de la
conscience des gens mais des mouvements actuels de la politique cela devint de
plus en plus compliqué. Avec par exemple la Catalogne, c'était une histoire
très embrouillée, une partie de l'Espagne très riche qui voulait garder cette
richesse pour l'utiliser pour elle seule plutôt que subvenir pour les restes de
l'Espagne et puis la soit disant indépendance partielle de la Catalogne, c'est
une affaire très compliquée avec les encouragements des partis politiques .. à
partir de 1830.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais en Catalogne, il n'y avait pas d'opposition peuple-bourgeoisie
sur la langue comme dans d'autres régions. Malgré l'interdiction du catalan
entre 1936 et 1976, malgré son absence totale dans les journaux, à la
télévision et à la radio, les gens ont continué à le parler. En Ecosse, c'est
quand même très particulier, ils ont perdu leur langue…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui c'est vrai même si en gaélique, il y a quelques poètes contemporains
vraiment merveilleux. Mais je nuancerais cela. Ils ont un argot ou un accent
très propre à eux et le citoyen moyen de Londres qui va à Glasgow dans un pub
ou un bistrot, il ne comprend presque rien. C'est le Sott, avec beaucoup
beaucoup de mots, de cadence et d'expression et qui est une langue très riche,
beaucoup plus terrienne, beaucoup plus imagée que l'Anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un écrivain des périphéries finalement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être. Et les deux pays en Europe où mes livres sont les plus appréciés,
c'est l'Espagne et la Turquie donc les partis extrêmes de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Turquie est donc ouverte à ce genre de pensée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. La Turquie est un pays très hétérogène.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La question des identités culturelles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant j'ai l'impression que parmi les communautés immigrées en
France, celle dont les membres sont les plus attachés à l'Islam, c'est les
Turcs…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que c'est par défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez abordé aussi cette question dans &amp;quot;Le Septième homme&amp;quot;,
ouvrage qui dénonçait avant tout les conditions de vie des immigrés en
Europe…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un livre qui a été remarqué et lu, mais le plus important est que ce
livre a été traduit dans toutes les langues des immigrés en arabe, en
portugais, en turc, en grec, au Pendjab en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le sujet de la langue, dans &amp;quot;L'oiseau blanc&amp;quot;, vous signalez que
dans certains coins de la Savoie, on parle savoyard...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La Doxie&amp;quot;, qui tenait le café-restaurant ici parlait &amp;quot;patois&amp;quot;, adorait
chanter en savoyard. Dans les années septante, la langue, la culture savoyarde
était très présente. Il y a 20 ans, les paysans de mes premiers livres étaient
parfaitement bilingues mais entres eux préféraient parler savoyard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais ce qui est frappant c'est qu'ils n'ont rien fait pour la
sauvegarder ! On a l'impression que la redécouverte se produit
maintenant...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous savez, il faut que je vous montre quelque chose, (Il se lève et va
chercher un ouvrage dans sa bibliothèque) ça c'est “La cocadrille” avec un
autre titre car “La cocadrille” est uniquement le titre français et cela est
paru, il y a un an, en asturien, en Espagne, il y a peut-être 20 000 personnes
dans les montagnes qui parlent cette langue. Ils ont traduit “ La cocadrille”
qui existe déjà en Espagnol ! Pourquoi ont-ils traduit ce livre en
asturien ? Ce n'est pas pour mes yeux bleus ! Mais parce que les
histoires de “ La cocadrille” peuvent arriver dans tous les pays de montagne.
Lorsqu'ils me l'avaient demandé, j'avais donné mon accord et je ne demandais
pas de droit d'auteur, parce que ça me semble normal. Et s'il y a quelqu'un qui
veut traduire mes nouvelles en Savoyard ou en Valdôtain, ils ont tous les
droits, je les donne ! Les gens de Mieussy et John Berger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ça c'est fantastique ! Mais ce qui m'a le plus frappé lorsque
j'ai commencé à lire votre œuvre, moi qui suis né dans la campagne dans une
famille paysanne, c'est cette vérité par rapport à l'atavisme paysan, à ce que
Bourdieu appelle “les habitus de classe”, dans &amp;quot;L'oiseau blanc&amp;quot; comment un
paysan découpe son pain par exemple. Alors ce que j'aimerai savoir, c'est
comment ça s'est passé quand vous êtes arrivé ici à Mieussy ? Ce que l'on
dit généralement, c'est que pour les gens de l'extérieur, l'intégration est
particulièrement difficile…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai quitté l'école quand j'avais 16 ans et je ne suis jamais allé à
l'Université. J'avais l'équivalent du bac à 16 ans et une bourse pour aller à
l'Université mais j'ai refusé d'y aller. Quand je suis arrivé ici, j'avais
environ 50 ans et je suis allé pour la première fois à l'Université et j'ai
appris par les vrais paysans étaient mes enseignants. Je suis allé tous les
soirs voir les voisins… Et j'ai dit alors est-ce que je peux vous aider dans
l'écurie et ils m'interrogeaient avec un certain mépris.... J'ai insisté, j'ai
fini par prendre le fumier et le mettre dans la brouette pour le vider ailleurs
donc finalement je faisais les choses comme ça et aussi pour le foin, épandre
le fumier dans les champs, couper le bois, j'étais là avec ma paire de main
très maladroite mais ils ont vu que j'avais la volonté, j'ai fait ça
intuitivement et à ce moment là, les rôles manuels étaient absolument renversés
c'est à dire l'étranger, le citadin ,... ceux qui viennent pour dire &amp;quot;les
pauvres paysans&amp;quot;... J'étais dans la position de quelqu'un de novice, stupide et
maladroit, cumulant les erreurs mais prêt à apprendre… A ce moment, ils ont
senti qu'il y avait quelque chose à m'apprendre et qu'eux étaient les maîtres.
Parce que j'ai exposé mon ignorance et comme ça, entre eux, ils ont parlé de
moi. Nous louions une petite maison derrière l'église et chaque été nous
déménagions en alpage dans un tout petit chalet pendant 3 ou 4 mois. Alors j'ai
commencé à vivre avec les bergers et les troupeaux et suis devenu leur ami. Ca
a mis 5-6 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut, à mon avis très hâtivement classer cette trilogie, dans ce
genre &amp;quot;littérature enracinée&amp;quot;. Mais la grande différence, la valeur, c'est que
vous n'avez pas travaillé à partir d'une documentation sans avoir vécu ce monde
de la campagne : il y a de la sueur, du réel, du vécu…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois, j'espère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est pas de la sociologie universitaire : vos livres sont
compris par tous les lecteurs qui ont un peu connu le monde
paysan…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le destin des livres, tout à fait à part du destin de l'écrivain.
Lorsque j'ai commencé à écrire ce livre, les gens de l'extérieur, surtout mes
anciennes connaissances ou même amis de la gauche militante disaient :&amp;quot;Ah tu as
pris la retraite, maintenant tu cherches la paix dans la campagne !&amp;quot; ou bien
:&amp;quot;Ah oui tu fais un espèce de rêve de Rousseau !&amp;quot;…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moi qui justement suis d'un milieu de la campagne, j'ai fait des
études un peu pour m'échapper car j'ai fais tous ces travaux quand j'étais
gamin mais à 12 ans j'envoyais balader mon père car rester dans une raie pour
ramasser des pommes de terre toute une journée en plein moi d'août, je ne
trouvais pas ça facile…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui et les sacs de pomme de terre !!! &lt;em&gt;(Il fait le geste de porter un sac
de pommes de terre sur le dos).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'ai aussi travaillé en usine lorsque j'étais étudiant et ça me
donnait envie de réussir mes études. Alors ce genre de littérature qui
idéalise…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi je raconte ça ? Parce que ces gens, même aimables, me disaient
:&amp;quot;mais c'est un sujet tellement marginal !&amp;quot; Ce qui s'est passé dans les 25
dernières années démontre qu'en effet c'est le sujet mondial primordial que je
n'avais pas calculé. Ca c'est le destin de l'histoire et des livres…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais c'était peut-être un instinct…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intuition peut-être !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le conservatisme paysan, vous ne le condamnez pas, vous arrivez à le
comprendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, parce que c'est un conservatisme qui ne défend guère de privilèges, ni
de pouvoir mais des valeurs pour préserver des vies et des générations menacées
par des changements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise de l'agriculture productiviste peut-elle déboucher sur une
agriculture saine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a changé dans l'opinion en quelques années. Pour la première fois les
gens commencent à prendre conscience de ce qui se passe. L'histoire de la vache
folle est terrible, mais la chose la plus inattendue c'est que la conséquence
de cette histoire peut-être positive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment réagissent les gens d'ici à la lecture de vos livres
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai un ami que j'ai vu hier, charpentier, fils de paysan, mais son père,
mort maintenant était un de mes &amp;quot;professeurs d'université&amp;quot;! Noël, comme la
plupart de charpentiers, a des doigts coupés. Souvent j'allais l'aider à couper
le bois de sa scierie pas loin de Sixt. Et puis, un vendredi soir, après la
parution du livre, il est venu frapper à notre porte, je pensais que c'était
pour me demander à l'aider à couper du bois le lendemain matin. Et puis comme
toujours, on ne dit pas tout de suite pourquoi on est venu. On discute d'abord
un petit peu avant ; c'est une question de tact, c'est l'habitude ici… Je
pensais que c'était pour la scierie. Et puis il dit &amp;quot;page 57, dix-septième
ligne, je ne comprends donc pas, je ne peux pas continuer avant que je
comprenne cette phrase. Quest-ce que tu voulais dire ?&amp;quot;. Evolution et
permanence de la société rurale : “la priorité des valeurs culturelles”
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 25 ans cette société a évolué comment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas faire une conclusion ; c'est trop compliqué, tout ce que
je peux dire c'est qu'énormément de choses ont changé. Il y a 25 ans, dans la
commune de Mieussy, il y avait au moins une vingtaine de chevaux de traie qui
travaillaient toujours, c’est à dire pas des chevaux pour la décoration ou pour
les loisirs. Beaucoup d'autres choses ont changé, les machines à traire par
exemple, on trayait à la main là où j'ai travaillé. Et il y a presque plus de
ferme avec trois vaches, il en reste deux que je connais, il y en avait des
vingtaines mais en même temps, il y a une certaine continuité culturelle, qui
est remarquablement résistante et je vois par exemple parmi les jeunes, les
petits enfants de mes &amp;quot;professeurs d'université&amp;quot; qui ne sont plus paysans,
quelques-uns travaillent en usine, certains sont au chômage, quelques-uns
travaillent aussi la terre chez eux tout jeune et discutent aussi avec moi de
leur groupe de rock préféré, des derniers films qu’ils ont vus... Il y a dans
leur priorité des valeurs, des choses qui me font penser à leurs
grands-parents. Mais ils ont des habitudes tout à fait différentes. Il y a tout
de même une continuité : cette culture, c'est pour moi une question de
priorité des valeurs qui détermine les choix. Cette continuité existe, c'est
difficile de continuer d’exister, mais ça a été beaucoup plus résistant que moi
je l'imaginais. Lutter contre la mondialisation libérale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors &amp;quot;tout ça&amp;quot; comme disait Céline, comment ça évolue en bien ou en
mal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble c'est plutôt le mal qui l'emporte pour l'instant surtout
avec ce qui se passe avec le Nouvel Ordre Economique mondial. Ce ne sont plus
les politiques qui dirigent vraiment le monde, même pas les Etats nationaux.
Les gens qui &amp;quot;tirent les ficelles&amp;quot; du Nouvel Ordre Mondial ont un pouvoir en
dehors de la loi avec des liens avec beaucoup de maffiosi, beaucoup d'argent à
blanchir. Ca c'est le nouvel ordre mondial. Mais de plus en plus, il y a des
poches de résistances comme celui auquel vous appartenez. Les poches sont des
groupes de gens qui, parfois, ne démarrent qu'avec quelques individus, mais qui
protestent et disent non. Ils n'ont pas de programmes systématiques et globaux
pour contester ça. Ce n'est pas possible d'ailleurs. Il faut que les poches de
résistance résistent où elles peuvent, et ces poches de résistance existent de
plus en plus dans beaucoup de milieux. Chez les paysans, Bové est un bon
exemple. Je crois que le rôle de ces poches de résistance sera de plus en plus
important. On ne peut pas parler d'un programme parce que chaque contexte est
différent. Mais s'ils commencent à communiquer entre eux... Il faut être très
clair, je parle de l'action de résistance civile (au sens où l'entendait un
auteur comme Thoreau), j'y crois très fortement. Je suis réaliste et pas
utopique du tout. Je suis content d'accorder cette entrevue à votre journal
pour cette raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, je pense que c'est le moment de poser les bonnes questions
qui sont les questions que les gens se posent à eux même mais qu'ils n'osent
pas déclarer ou presque pas discuter. Et puis un jour, il y a l'exemple de
quelqu'un qui les pose et ils sont encouragés à poser les questions à eux même.
Et en définitive, c'est comme cela que naissent les mouvements citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous été étonné par l'émergence sur la scène politique de la
Ligue savoisienne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non ça ne m'a pas étonné parce que vous vous adressez à des lacunes dont
j'ai parlé ce qui n'est pas dit dans la politique, par les politiques, les
grands partis …&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez écrit un bel article sur Gramsci dont vous êtes un fin
connaisseur (il a démontré qu'il fallait dans une société donnée prendre
d'abord le pouvoir culturel avant de pouvoir s'imposer sur le plan politique,
en schématisant à l'extrême). Alors ces mouvements citoyens ont peut-être
besoin d'une base culturelle ? Ces thèmes du déracinement ou, a contrario,
de l'enracinement ou de la défense de la paysannerie était plutôt
traditionnellement défendus par la droite ou les conservateurs mais comme
toutes les idées, vont au cours de l'histoire de la droite vers la gauche et
vice versa. Finalement la gauche ou une branche de la gauche peut-elle aussi
développer ces idées, notamment le fait que les gens ont besoin d'un certain
nombre de repères y compris par rapport à un territoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Nouvel Ordre Mondial, il n'y a pas vraiment un passé, parce que le
passé est dépassé et doit être éradiqué. Il n'y a pas d'avenir non plus. Parce
que leur avenir, c'est à l'échelle de 48 heures ou cinq ans maximum. Nous
vivons dans une culture d'idées où le passé est éliminé et l'avenir est
éliminé. Ils prétendent que c'est la fin de l'histoire, et bien sur ce n'est
pas vrai. Si maintenant on revient à la droite et à la gauche, en général, la
droite avait un grand sens du passé et voulait garder ce qu'il y avait de mieux
dans le passé. La gauche avait plutôt une vision du grand avenir et proposait
une culture alternative. Dans l'ordre de ce qui se passe maintenant, ces deux
arguments, pour les grands partis politiques sont devenus vagues et
opportunistes. C’est donc bien un avenir alternatif dépassant ces deux notions
qu’il nous faut construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(1) Raphaëlle Rétrolle. L’attente aiguë de John Berger. Le Monde des
livres, vendredi 22 octobre 1999.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien réalisé par Pascal GARNIER à Mieussy, 4 décembre 2000.
Publié dans le périodique &lt;em&gt;L'Echo de Savoie.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Berger&quot;&gt;Biographie de John Berger
sur Wikipédia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Savoy To The English People</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/11/13/SAVOY-TO-THE-ENGLISH-PEOPLE</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 16:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>2010: les 150 ans de l'Annexion de la Savoie à la France</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Times, London. 1860.&lt;/em&gt; We have received from Chambery under date
of the 7th of February the following appeal to the English people against the
annexation of Savoy to France. It is signed by 24 of the leading men of the
capital of Savoy.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;“SAVOY TO THE ENGLISH PEOPLE.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
“Chambery, Feb. 7.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;“During nearly the last six months some individuals of Savoy, whose
petitions, carried from house to house, have not succeeded in obtaining 20
respectable signatures, have formed the plot to make over Constitutional Savoy
to the Imperial Government of France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“The Courrier des Alpes, which is their property and their organ, has, since
then, never ceased to proclaim the unanimous adhesion of Savoy to those desires
of annexation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“As long as those assertions remained within our mountain range, our quiet
and proud population treated them with contempt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“But the Paris press has thought fit to make itself the echo of these
falsehoods; the officious accomplice of supposed ambitions, it has endeavoured
to lead public opinion astray, and to deceive Europe by announcing a few
isolated wishes to be the expression of the sentiments of the whole of
Savoy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Silence and inaction were no longer possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“On the 29th of January last an important demonstration was made at
Chambery, the capital of Savoy. Nearly 3,000 citizens of every class, rank, and
profession–magistrates, lawyers, officials, doctors, merchants, workmen, nearly
all the officers of the National Guard, responding to the appeal of the
patriotic committee constituted by themselves, met on the Champ de Mars,
whence, with the national colours flying, they proceeded to the residence of
the head of the Government, to declare publicly their wish to remain free under
the Constitutional Government of Victor Emmanuel II., the king, the honest man,
and the first soldier of Italian Independence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“In this concurrence of citizens, marching in admirable order and manly
dignity to the accomplishment of a great duty, there were, doubtless, many
opinions mingled together; but, putting aside the distinction of private and
political views, all were united in one common devotion for their country and
for liberty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Such a manifestation was of a nature to excite the anger of the French
press, so compliant to authority; and we behold lately an incredible audacity
of falsehood and calumnies dishonouring the journals of France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“The demonstration of the 29th of January has been most unworthily
misrepresented.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“The English people, accustomed by the free exercise of freedom not to allow
itself to be taken in, accustomed also by its well-founded distrust to be on
its guard against perfidy and interested ambition, will not be deceived by such
manoeuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Threatened in her integrity, in her independence, in her liberties, Savoy
has counted upon England.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Certainly, we have confidence in the loyalty and attachment to our country
of Victor Emmanuel II, in the straightforwardness and firmness of his
Government, but we are also aware of the strength which power misled by error
may wield in the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“We come to you, people of England, because among all people you are great
in liberty; because your powerful voice, encouraging nations struggling for
their independence, can protect them by raising up insurmountable barriers
before them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“In the name of those joint interests which unite peoples do not allow that
old Allobrogia, which defended its territory and its rights against the ancient
rulers of the world, to become now the ransom of their descendants; do not
allow a people, however small it may be, to be extinguished, to give liberty to
a nation, however great it may become.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“May your Government, the faithful exponent of your sovereign orders, inform
the world that Savoy, having become your ward in the hour of supreme danger,
shall not be given up and sacrificed!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“The defence of our liberties is also the defence of the liberties of the
world, which to-morrow, perhaps, may be compromised by an ambition which a
first success would render stronger and more exacting.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“And, should ever a danger threaten the free soil of England, the ardent and
mature devotion of the people protected and saved by you, by England, would
afford you a secret and powerful support, which, joined to the patriotic energy
of your children, would render you invincible.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/post/2009/11/13/Here%20follow%20the%20signatures.&quot; title=&quot;Here follow the signatures.&quot;&gt;Here follow the signatures.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.regionleman.com/post/2009/11/13/SAVOY-TO-THE-ENGLISH-PEOPLE#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Annexion de la Savoie vue de Londres: «Universal suffrage in Savoy»</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/annexion-rattachement-reunion-annexation-savoie-savoy-150-ans-anniversaire</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 16:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>2010: les 150 ans de l'Annexion de la Savoie à la France</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/Annexion_de_la_Savoie_Caricatures.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.Annexion_de_la_Savoie_Caricatures_m.jpg&quot; alt=&quot;Savoyards caricaturés&quot; title=&quot;Savoyards caricaturés, juin 1860&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;em&gt;Caricature de Cham, publié par L'Illustration, journal universel, 30 juin
1860.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Times, April 28, 1860 (FROM OUR OWN CORRESPONDENT).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GENEVA, April 23. Yesterday was the great day on which Savoy had to ratify
the treaty of cession by popular vote, and I was debating within myself whether
I should cross the Swiss frontier and sully your columns with a report of one
of the lowest and most immoral farces which was ever played in the history of
nations. I have been watching its dénoument for the last month, and you will
find it excusable that I felt a surfeit of it. The absurdity of the whole
comedy was such that while its novelty lasted one forgot its immorality to
laugh at the ridiculous situations and incidents, and the seriousness of the
actors in performing their parts. It was that kind of morbid interest which one
cannot help feeling at the play of the cat with the mouse it has caught–those
gambols and feats of activity on the part of the tormentor, encouraging the
victim and then checking it again by one move of the claw, indulging all the
while in the drollest possible antics, turning over now on one, now on the
other side, creeping along the ground, and beating its sides with its tail or
leaping up in the air, but never taking its eye off the victim. All this was
droll enough in the beginning, but the poor mouse was so fascinated when it
felt itself within the grip of its captor that it afforded but little sport,
and when, nevertheless, it attempted to move, it received a blow which half
killed it, and took away the wish as well as the power for further attempts.
Thus the play was all on one side and became more disgusting than droll. I was
not at all disposed to assist at the end of it, and thus give an importance to
an act which deserved none at all. The timely arrival of some friends made me
change my mind. They had assisted at the voting at Nice, and were so full of
the drollery of the thing, and so anxious to see the counterpart of it, that I
was tempted to make a joint expedition with them in search of fun.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;They had started from Turin to Genoa with a number of Nizzards, among whom
were several of the deputies from that province, who wished to make a protest
and demonstration on the spot. My friends were to have gone by the diligence,
while the Nizzards intended to follow by sea. When the former went to the
diligence office they were told that no more places were to be had. On this
they asked for another diligence to be put on, on which the employé observed
that they would have to pay for all the places. My friends, like eccentric
Englishmen, assured him that they were prepared to do so, on which they were
told that no extra carriage could be put on. At last a compromise was come to,
by which they were allowed two places in the banquette, and in this manner they
arrived at Nice, but alone, for the Nizzards had given up their idea of
following. They found the town in considerable excitement, and the style of
voting so free and easy that one of them was tempted to try and give his vote
likewise. The voters came up in regularly organized detachments, marshalled by
their authorities, and in the crowd the thing seemed by no means impossible. On
the way to the polling place my friend met a free Nizzard who had two printed
schedules, which he intended to throw in together. My friend asked him to let
him have one of them, to which the Nizzard consented at once. Unfortunately,
the moment was not well chosen, for there was no crowd, and therefore his
unmistakably English appearance could not escape attention in a place where
Englishmen are so well known, and, to his great regret, after some negotiation
he was obliged to give up the idea.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Nice experience of my friends looked rather promising, and we determined
to see what sport might be had in Savoy. Our first idea was to go to Thonon. I
confess that it was suggested above all by the facility of locomotion which the
Sunday trips of the steamers on the lake afforded, and that a row was expected
to take place there. But, knowing the circumstances, we did not give much
credit to this expectation, and it was above all the greater facility and
comfort of the steamer which decided us for Thonon. The steamer starts at
half-past 8 a.m., and I was just finishing my breakfast, half an hour before
that time, when my friends came in with the news that no steamer would start
that morning. This was rather a good beginning, for it was the counterpart of
the experience of my friends at the diligence office in Genoa. There was
evidently a dislike to admit strangers to the proceedings, and a wish to
transact the business of the day en famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, the weather was fine, and we determined not to be frustrated in our
schemes, so we ordered a carriage for Bonneville, and started at 9 30 a.m. We
had soon left behind us the few acres of the territory of Geneva, and passed
through the narrow strip of the Customs' zone, entering the Sardinian territory
without any question being asked. The only incident was an inspection of our
carriage by the douaniers before Annemasse. This latter town we found festively
decorated with flags. There was scarcely a house which did not exhibit one or
more French tricolours, which proved to us already, at the entrance, that M.
Laity had arranged things in Savoy as well as M. Pietri at Nice. Otherwise the
town had its usual Sunday appearance, people returning from church and stopping
before the public-houses. Having toiled up the steep incline, after passing the
bridge at Vetray, we reached Artlay and Nangy, where, to our astonishment,
there was a scarcity of flags, which contrasted with the abundance at
Annemasse. At Contamino things improved again somewhat, but all along the
hillside to the left the scattered farmhouses seemed to have remained strangers
to the proceedings. Above all, in descending towards Bonneville not a flag was
to be seen, and the whole had a dead appearance that was striking. Evidently
the attention had been concentrated on the chief place on the main road, above
all Bonneville, the capital of Faucigny. Having not a month ago witnessed the
strong opposition which then was manifested against the annexation to France,
the festively decorated town was rather a surprise. In spite of the beginning
of a snowstorm which had been following the whole way, the promenade on the
place before the townhouse showed a good many idlers. Our appearance at this
time of the year produced some sensation, and many a promenader was diverted
from his walk to have a look at this unexpected arrival. Having ordered our
luncheon, our first care was to inquire about some of the leaders of the
opposition to France. One had gone to Geneva, another had accompanied him, and
a third had gone none knew where. Altogether mine host, whose salle had been
the head-quarters of the party, seemed far less communicative than last time.
As we were, nevertheless, anxious to hear of what was going on, one of my
friends, who had been here lately, proposed to see a little bookseller close by
who had been always one of the loudest partisans of Switzerland. We were
startled at tie door by the waving of a French tricolour, and my friend's first
remark was an observation on the subject. &amp;quot;Que voulez-vous ?&amp;quot; was the answer,
&amp;quot;II y a un odre de la municipalité auquel il faut obéir.&amp;quot; The little man was
evidently frightened. He told us how for the last few days the more prominent
Swiss partisans had been mobbed, how one after another of those on whom they
had reckoned had turned, and how most of those remaining stanch in their
opinion, but, seeing the game lost, had left the place at the critical moment.
He showed us his voting ticket. It was a printed card as a certificate that the
bearer, whose name was on it, was inscribed on the list of the voters. Annexed
to it was another printed card, about one-fourth of the first, with &amp;quot; La Savoie
veut-elle l’annexion à la France ?&amp;quot; and below, &amp;quot;Oui et Non.&amp;quot; These cards had
been printed by order of the municipality, and brought to the house of each
voter by the Concierge de la Ville. Most of the leading members of the
municipality were in the branch committee formed to agitate for the annexation.
The former Syndic, formerly an ardent Liberal, but now known for his French
enthusiasm, had been named for provisional Intendant of the province. Another
enthusiastic French partisan had been named Syndic in his stead. Having thus
the whole administration and with it the whole power of vexation in their
hands, nothing had been neglected to bring about as satisfactory a result as
any one could desire–promises, intimidation, with free use of Cayenne and
Lambessa, all kinds of indirect influences, through women and relatives–in one
word, every pressure was applied to demoralize the adverse party. We saw from
our little friend how completely they had succeeded at Bonneville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He did not seem to feel quite comfortable at our visit, and felt, no doubt,
relieved when we left him for a stroll in the town. The first thing which
attracted our attention was a quantity of proclamations posted up on the walls
all about the place. We were almost startled at the barefaced way in which the
functionaries called upon the people to vote for France. There were
proclamations of the Governor of Annecy, of the provisional Intendant, of the
Syndic of Bonneville, and of the Committees of Chambéry, all in the same sense,
and with the same explicitness, showing the advantages of a connexion with
France, reminding people of the promises made by the Emperor, and ending with
“Vive la France!” “Vive l’Empereur!” The Governor of Annecy announces the
arrival of the Emperor during the summer, and the Syndic convokes the citizens
for the benediction of the French tricolour on the very morning of the election
at 7 a.m. The municipal council, he says in his programme, will proceed in
procession to the church for this consecration. All the electors are invited
for the ceremony, which will precede the opening of the poll. In the morning
the Hotel de Ville was to be decorated with the French national colours, the
centre flag bearing “Zone et France” an example which all the inhabitants
should follow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Having read all these curious proofs of the liberty of vote and impartiality
of the employés named by Piedmont, we were naturally anxious to verify them.
But first we wished to see the voting, and accordingly we went through a dozen
free citizens standing at the entrance of the Hotel de Ville, whom I suppose to
have been national guards en negligé, from a little drummer who was standing
among them. We made our way upstairs, and after passing a darkish window, we
arrived before a glass door looking into the polling place, where half a dozen
men were in warm discussion, behind a wooden railing which divided the room in
two, and before which a free Savoyard was just giving his vote. Of the urn we
could see nothing, for it was behind the railing and unapproachable to the
voter. Wishing to see the thing more closely we were on the point of entering,
when we were stopped by a policeman, who asked us what we wanted. We told him
that we wished to see the proceedings, on which he told us that he must ask for
permission. In he went accordingly, and a consultation ensued among those
behind the railing, at the end of which two persons came to the door, one of
whom asked us the same question as the policeman. We told him our errand, on
which he told us that no one who was not provided with a schedule could enter
the room. His evident unwillingness to talk disposed us to be very amiable, and
we asked him question after question, whether the voting was over, how long it
lasted, &amp;amp;e. He answered civilly enough that the voting would last till the
next evening, and I was just going to ask why when the other individual, who
had accompanied him to the door and had not spoken yet, snorted out in a rude
passionate manner “Eh bien, si cela vous intéresse, 4•5ième des électeurs ont
déjà voté.” We thanked him civilly for his information and telling him that we
had seen what we wanted, we went away highly amused with our trip to the Hotel
de Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We had tried to swallow some warm water, presented to us as soup, and were
just trying to work our way through a piece of stringy, tough bouilli, which
neither salt, nor mustard, nor pickles could season, when a tramp was heard
outside, the door opened, and let in two gendarmes, with a policeman behind
them; they advanced gravely to our table, and, saluting, demanded our papers.
It was rather strange that, having been allowed to enter the Sardinian
territory without any question being asked, we should have this visit in the
middle of the country. By a fortunate chance we all had our passports with us,
and gave them up, and continued our operation on the beef, unheeding the
mumbling which was going on close by. This lasted for several minutes, showing
evidently the wish to find faults with our papers. All at once the gendarme who
had my passports said that there was no Sardinian visa. Now, there happened to
be two instead of one, and, taking the passports rather roughly out of his
hands, I pointed to the two visas, on which the authority said, in a grave,
agitated tone of voice, “Take care, Sir, what you do.” I looked up, and saw the
passport shaking in his trembling hands. The poor follow, a Savoyard into the
bargain, was ashamed of the part of bully which he had been ordered to play on
inoffensive travellers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Some more minutes were passed in examining, deciphering, and mumbling over
our passports, the conclusion being that we all ought to have a visa of the
Sardinian Consul at Geneva. The remark was so absurd and untenable that we
could not help laughing, and probably the authority was of our opinion, for we
were soon left to ourselves, not a little pleased by this bit of experience,
which will, I hope, serve as an encouragement for those who should be inclined
to visit Chamouni when its approaches are once guarded by French gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We remained at our luncheon, but heard afterwards that the police and
gendarmes went to cross question our coachman who we were, what we were doing,
whether the carriage was ours, and other similar inquiries, to all of which our
coachman, at least according to his own account, answered by pleading general
ignorance. The authority evidently felt uneasy; how much more would they have
done so had they known that their proceedings will figure in your columns, as a
proof of the liberty of the Savoy vote!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After luncheon we had the visit of one of the remaining Swiss partisans, who
confirmed all the little shopkeeper told us about the pressure. The letters and
papers had been stopped; no proclamation of the adverse party was possible, for
men had been paid in advance to prevent the pasting up or tearing them down.
The hopelessness of the struggle had demoralized even some of the most ardent
partisans of Switzerland, and every moment news came in of other defections.
Almost all the candidates of the Liberal party for Parliament had voted, and it
was merely in the out-of-the-way villages and farms that the opposition
continued. Five Syndics had been deposed the day before the voting at Frangy,
Chablais, Savigny, and two other places, and their posts taken by men devoted
to France. Mobbing was freely resorted to, and while coming to see us our
friend had a tail of gamins after him crying “à bas la Suisse.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We had had enough all of us, and, the carriage being ready, we shook hands
with “the last of the Mohicans” and started. The weather had cleared up again,
and, satisfied with our tour, we commenced gaily our journey back, and it was
with a feeling of unavoidable relief that we crossed the frontier of the
Helvetic Confederation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I leave you to draw your own conclusions from this trip, which will show
clearly what the vote was in this part of Savoy. The vote was the bitterest
irony ever made on popular suffrage. The ballot-box in the hands of those very
authorities who issued the proclamations; no control possible; even travellers
suspected and dogged lest they should pry into the matter; all opposition put
down by intimidation, and all liberty of action completely taken away. One can
really scarcely reproach the Opposition with having given up the game; there
was too great force used against them. As for the result of the vote,
therefore, no one need trouble himself about it; it will be just as brilliant
as that in Nice. The only danger is lest the Savoy authorities in their zeal
should fare as some of the French did in the vote of 1852, finding to their
surprise rather more votes than voters inscribed on the list.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
   This article was also published on the 3rd of May 1860 in French in the Journal de Genève.
&lt;/pre&gt;
&lt;pre&gt;
   The voting ballot &amp;quot;Oui et Non&amp;quot; is a mistake. Voting ballots in this area had on them &amp;quot;Oui et Zone&amp;quot; in reference to the free-trade zone which was to be created. In the french version of this letter published in the Journal de Genève, it is &amp;quot;Oui et Zone&amp;quot;.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/petition-sciez-chablais-savoie.jpg&quot; alt=&quot;Image: pétition des habitants de Sciez (Chablais) demandant le rattachement à la Suisse (archives du canton de Genève)&quot; title=&quot;Image: pétition des habitants de Sciez (Chablais) demandant le rattachement à la Suisse (archives du canton de Genève), nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pétition des habitants de Sciez (Chablais) demandant le rattachement à
la Suisse. Archives du canton de Genève.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Identité nationale ?</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/11/10/Identite-nationale</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Nov 2009 17:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Terre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/antipatriote.jpg&quot; alt=&quot;L'Antipatriote - Logo titre&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;L'Antipatriote - Logo titre, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Olivier Rabache&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le «débat» est lancé. «Par delà les appartenances et l'identité de chacun,
sur quels principes fonder la démocratie et la citoyenneté?» aurait certes été
une question plus appropriée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans tout système centralisé et jacobin qui se respecte, l'initiative
vient du plus haut sommet de l'État, par la voix du militant socialiste
national Éric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale,
lequel se veut plus nationaliste que Jean-Pierre Chevènement lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son modèle est Marx Dormoy, le paradoxal ministre de l'Intérieur du Front
populaire responsable de la fusillade de Clichy (5 militants ouvriers tués) et
du refoulement des réfugiés politiques clandestins (circulaire du 14 avril
1937). Qui se souvient encore des conditions dans lesquelles les républicains
espagnols, femmes, enfants, blessés et vieillards inclus, ont été accueillis en
France, entre camps de fortunes, camps d'internement et expulsions vers les
pelotons d'exécution franquistes?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une page peu glorieuse de notre «identité nationale».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, sous couvert de républicanisme, les préfets sont chargés
d'encadrer un «débat» dont les motivations électoralistes le disputent à
l'infâme (expulsion de réfugiés politiques afghans qui risquent la mort dans
leur pays, participation d'un contingent français à une guerre impériale dans
ce même pays, obsession de la pureté nationale*: l'affaire de la burqa, la
psychose de l'immigration, le pathos identitaire, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenons-nous bien. Il serait assez difficile de me soupçonner de quelque
réflexe communautaire que ce soit, n'ayant pas la «chance» de faire partie de
la «diversité» (pour reprendre la novlangue orwellienne en vigueur). Ma
communauté -enfin, celle que l'on m'impose à travers un certain nombre de
clichés- est celle des citoyens français de naissance, de souche européenne, de
culture catholique, abreuvés d'histoire de France depuis le biberon. Je suis
par conséquent un héritier et n'ai aucun mérite. On ne me demande rien, si ce
n'est d'exiger de mes concitoyens n'ayant pas tout à fait le même pedigree que
moi qu'ils fournissent en permanence des efforts dont j'ai toujours été
exempté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait encore plus difficile de m'assimiler aux activistes du «masochisme
national» ou de «l'islamo-progressisme» (pour reprendre la terminologie
polémique d'Alain Finkielkraut). Mes parents étaient gaullistes. «De la patrie,
je ne mérite guère», mais j'ai suffisamment de connaissances historiques pour
éviter de me laisser aller à des raccourcis simplistes. J'ai la plus grande
estime pour toutes ces générations fauchées à l'âge de vingt ans, pour tous ces
«morts pour rien» de nos villages, et c'est toujours avec une émotion intense,
en pensant à mes aïeux, que j'appréhende la «Grande Guerre». Progressiste?
C'est au nom du progrès que l'on a colonisé une partie de la planète. C'est
également au nom du progrès que l'on détruit en ce moment la totalité de la
planète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à l'islam, qui cela dérangeait-il à l'époque que nos troupes
coloniales soient composées des sikhs et des musulmans affublés de leurs
coiffes traditionnelles? Comme leurs frères d'armes musulmans, beaucoup de
paysans français «de souche» sont morts sans maîtriser la langue française. Je
pense à mes aïeux flamands. Oserait-on dire qu'ils étaient de mauvais
Français?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le général de Gaulle affirmait ceci: «La France est chrétienne, la
République est laïque». C'est là tout le problème de la prétendue «identité
nationale».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour être un bon Français, il faut peu ou prou s'inscrire dans la tradition
catholique, même si l'on ne partage pas la foi chrétienne. Nos fêtes, nos
paysages, nos lieux de culte, nos mentalités sont toujours marqués par un
millénaire et demi de culture chrétienne. Même les plus anticléricaux des
républicains le sont sur un mode parfaitement jésuitique! Quant à la laïcité,
elle implique de reléguer ses propres pratiques cultuelles, ses coutumes, ses
convictions, dans la sphère privée, intime et clandestine - et donc d'interdire
ces pratiques dans l'espace public (pour ce faire, il faudrait d'ailleurs raser
nos églises ou bien jeter un voile pudique dessus... &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; ). Il suffit de
disséquer le contenu de cette laïcité pour comprendre qu'elle est de facto liée
à une culture particulière (on parle même de culture laïque sans préciser ce
dont il s'agit). Une religion d'État, en quelque sorte, fille œdipienne du
catholicisme traditionnel et du déisme philosophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que soulève Éric Besson est explosif. Il souligne toutes les
contradictions du républicanisme à la française. Son péché originel, en quelque
sorte. Celui d'avoir confondu dès le départ «appartenance nationale» et
citoyenneté. L'identité est ce que nous avons de plus intime. La République
française nous avait déjà sommé, à nous, «Français de souche», de reléguer ce
que nous sommes, ce en quoi nous croyons, ce qui fait notre identité, dans la
sphère de l'intimité. Même injonction étatique, aujourd'hui, aux «Français
greffés», s'ils veulent appartenir à l'arbre de la Nation. Il n'y a pas de
raison, chacun son tour, dirions-nous... avec une pointe de xénophobie (est-ce
que les greffes vont bien prendre? qu'ils fassent d'abord leurs preuves, etc.).
On dira ensuite, la crise sociale aidant, «Aimez la France ou partez!». Car la
méritocratie républicaine n'est qu'un discours. La République est fille de la
rhétorique, ne l'oublions pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion entre citoyenneté (politique, civique) et nationalité
(culturelle, ethnique), voulue par une République souhaitant, hier comme
aujourd'hui, définir ce que nous sommes, est tout simplement totalitaire.
J'appelle totalitarisme une idéologie unanimiste et uniformisante qui souhaite
modeler le corps social en un seul bloc, selon un modèle anthropologique
préétabli. Définir l'identité nationale n'est pas seulement un aveu d'échec, un
appauvrissement conceptuel, c'est un danger redoutable. Les régimes pavés de
bonnes intentions qui ont tenté de définir l'identité nationale ont toujours
fini par établir une frontière étanche entre ce qui était assimilable et ce qui
devait être impitoyablement rejeté du corps national, de la communauté du
peuple (les ennemis de l'intérieur...). La législation xénophobe de la 3e
République finissante a par exemple préparé la voie aux dispositifs de
Vichy**.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La république était une très belle idée, tant qu'elle visait à unir sans
uniformiser, tant qu'elle respectait l'identité de chaque personne et de chaque
communauté, sans autre immixtion politique que la protection des droits
individuels et des faibles, tant qu'elle fédérait les citoyens autour de
symboles réellement universels. Notre identité nous appartient, nos
appartenances multiples également, que les politiques nous laisse tranquilles
et sereins avec cela! En tant que «Français de souche», héritier d'une histoire
plus riche et plus complexe que cette histoire laïco-républicaine méprisante à
l'égard de ses anciennes provinces, de ses anciennes colonies, de ses minorités
(visibles ou non), je dois dire que je ne me reconnais nullement dans un régime
qui fait de l'aliénation culturelle un impératif catégorique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir républicain a interdit à mes aïeux de parler leur langue
maternelle, le flamand, le picard. Humiliés, nous sommes devenus des «Chtis»,
autrement dits des animaux de cirque, des prolétaires nécessairement
sympathiques, nés pour détendre les Hexagonaux modèles. Dans «le Nord», la
plaie identitaire n'est pas seulement sociale (les mines, le chômage,
l'alcool), elle est également culturelle. Le corsaire dunkerquois Jean Bart
parlait flamand et connaissait fort peu le français. Il était la risée des
courtisans lorsqu'il se rendait auprès du souverain, à Versailles. Rien de bien
nouveau. Ce que je ne pardonne pas à la République française, c'est d'avoir
démocratisé cette culture du mépris au lieu d'avoir permis à la diversité
française de s'épanouir (conformément aux cahiers de doléances de 1789).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce débat, on le voit, n'est pas nouveau. La République française, ses
succédanés autoritaires et ses chiens de garde ont toujours eu peur de la
société. L'abbé conventionnel Grégoire disait en 1794: «Le fédéralisme et la
superstition parlent bas-breton; l'émigration et la haine de la République
parlent allemand. La contre-révolution parle l'italien et le fanatisme parle
basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreurs.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mission accomplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OR&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Qu'un sang impur abreuve nos sillons (hymne officiel de la République
française).
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Gérard Noiriel, Les origines républicaines de Vichy, Hachette L., 1999, 332
p.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le cœur de l'Arpitanie bat-il à Lyon?</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/09/21/Le-c%C5%93ur-de-l-Arpitanie-bat-il-%C3%A0-Lyon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:da3309760f967bf7c3d7fcff6b1d27dd</guid>
    <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 15:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Arpitanie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Arpitanie/.arpitan_wiki_s.jpg&quot; alt=&quot;Arpitan wikipédia&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Arpitan wikipédia, sept. 2009&quot; /&gt; Le conseil régional de la région
Rhône-Alpes, siégeant en banlieue de Lyon, a officiellement reconnu l'arpitan
comme langue régionale faisant partie de son patrimoine culturel, se donnant
ainsi les moyens de défendre la diversité linguistique. En décembre ouvra
&lt;a href=&quot;http://www.lyoninfo.fr&quot;&gt;lyoninfo.fr&lt;/a&gt;, portail de la grande ville de
l'Arpitanie française et cité internationale, réalisé par l'agence de
communication Citywizz. L'actualité lyonnaise sous un angle nouveau notamment
en prenant compte de l'identité arpitane de la cité. Le parler lyonnais, via
des tournures et une prononciation bien particulières qui subsistent chez les
plus jeunes générations, autochtones et immigrés et bien plus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il dans les villes du bassin lémanique, à Genève, à Lausanne et
dans le canton de Vaud? A-t-on honte de la langue populaire des anciens,
maintenu encore et toujours par quelques associations de locuteurs et de
passionnés? En Italie du nord l'arpitan a droit à un statut spécial. En Valais,
un «conseil du patois à été créé». Enfin, un institut de la langue arpitane
existe depuis quelques années en Savoie voisine.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Arpitanie/carte-Arpitan_francoprovencal.jpg&quot; alt=&quot;Carte Arpitanie 09&quot; title=&quot;Carte Arpitanie 09, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'Alliance culturelle arpitane, association transfrontalière,
l'Arpitanie n'est ni une région ni un pays, mais &lt;em&gt;«désigne un ensemble de
régions européennes (suisses, italiennes et françaises, Savoie incluse)
géographiquement cohérent - hormis un petit isolat en Italie du sud - ayant la
langue arpitane en commun. Chaque région possède ses propres dialectes
arpitans, ce qui n'exclut pas l'intercompréhension avec les autres
régions.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir sur internet &lt;a href=&quot;http://www.arpitania.eu/&quot;&gt;Le portail de
l'Arpitanie&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://frp.wikipedia.org/wiki/Re%C3%A7ua&quot;&gt;Wikipédia
en arpitan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Berlioz ne rime pas avec myxomatose</title>
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    <pubDate>Mon, 27 Jul 2009 14:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/.moillesulaz_s.jpg&quot; alt=&quot;moillesulaz.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;moillesulaz.jpg, juil 2009&quot; /&gt;La Savoie a une histoire, mais elle a aussi une
orthographe particulière. Pour éviter les fautes de prononciation, Henri
rappelle les bases de la graphie savoisienne dans une ultime chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Savoie, de nombreux noms de lieux ou de famille se terminent en oz, az,
ex ou uz. Mais ces graphies typiques provoquent de multiples erreurs de
prononciation. Il n’est pas rare d’entendre prononcer le z final avec un accent
tonique sur la dernière syllabe. Ainsi, Berlioz sera prononcé Berliose, comme
myxomatose. Et certains porteurs de noms en oz ou en az vous affirmeront, sans
rire, qu’ils sont d’origine espagnole. L’origine de l’orthographe savoisienne
est pourtant bien connue des philologues, mais il est navrant de constater à
quel point le public l’ignore. C’en est à croire que la graphie de Savoie sent
le fagot, a quelque chose de suspect, de saugrenu. Notre orthographe fait
cependant partie de notre patrimoine. Elle mérite donc notre respect et celui
des gens qui admettent le droit à la différence.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si son utilisation fut généralisée par Pierre II, dit le Petit Charlemagne,
qui régna sur la Savoie de 1262 à 1268, cette orthographe n’est pas née de la
fantaisie d’un comte, mais du souci qu’avaient les scribes de distinguer la
prononciation du patois de celle du latin. Dès le IXè siècle, des clercs eurent
l’idée d’utiliser des consonnes « inutiles » de l’alphabet latin (x
et z) pour signaler une prononciation indigène différente de la prononciation
latine. Ce procédé d’adjonction de consonnes pour modifier le son latin est
d’ailleurs utilisé dans presque toutes les langues romanes. Mais nos clercs
l’ont fait à leur manière. Nos terminaisons en z ou en x sont donc purement
conventionnelles. Et pas plus bizarre que le z de chez ou le x de chevaux en
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons quelques règles simples. Le x final ne se prononce pas. Ainsi,
Fernex se prononce Ferney. Le z final ne se prononce pas non plus et indique
que la voyelle terminale, atone, se prononce presque comme un e muet, mais en
marquant légèrement le son a, o ou u. Mermoz se prononce donc Merme, en
marquant très légèrement le o. Lorsque le z final suit un groupe de voyelles
tel io ou ia (Marlioz, Verniaz…), ce groupe de voyelles doit être presque atone
et mouillé, comme en français le n précédé d’un g est mouillé dans le mot
Bretagne. Orthographié façon Savoie, il s’écrirait Bretaniaz. Ce système permet
de mouiller toutes les consonnes, ce que ne permet pas le français. Un dernier
exemple avec Jorioz, qui se prononce Jo-R-Ye avec accentuation sur le Jor. Et
on voit là que notre graphie peut être intraduisible en français car, si l’on
remplace ioz par ie, cela donne Jorie (prononcer Jory), ce qui n’est pas du
tout la même chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors de grâce, que ceux qui ont la chance de porter des patronymes bien de
chez nous, tel Anthonioz, Neplaz ou Contoz, rappellent à leurs interlocuteurs
que cela se prononce Antogne, Nèple ou Conte, et pas Entoniose, Naiplase ou
Contose. Le respect de notre Savoie passe par le respect de son
orthographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Denarié &lt;a href=&quot;http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com&quot;&gt;La Voix
des Allobroges&lt;/a&gt; N°13&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Elections européennes: Le Mouvement Région Savoie choisit Europe Ecologie</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/06/02/Elections-europeennes%3A-Le-Mouvement-Region-Savoie-choisit-Europe-Ecologie</link>
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    <pubDate>Tue, 02 Jun 2009 18:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/europe_ecologie.jpg&quot; alt=&quot;Europe Ecologie région savoie logo&quot; title=&quot;Europe Ecologie région savoie logo, juin 2009&quot; /&gt; Rappelant aux électeurs
prêts à s’abstenir que, «s’ils ne veulent pas s’occuper de l’Europe, celle-ci
en profitera d’autant mieux pour s’occuper d’eux», le Mouvement Région Savoie
(MRS) appelle ses adhérents et sympathisants à apporter leur voix à la liste
Europe Ecologie conduite par Michèle Rivasi. La proposition d’une nouvelle
économie, créatrice d’emplois et qui conduira à terme à l’indépendance
énergétique du continent, les dispositions visant à rendre l’Europe plus
présente, et bien évidemment la prise en compte des territoires – dont la
région Savoie – sont les raisons déterminantes de ce choix. «Ainsi nous
demandons à toutes celles et tous ceux qui aiment la Savoie, qui désirent
ardemment que notre région retrouve une place en Europe, d’apporter leur
soutien à la seule liste qui prenne véritablement en compte ces aspirations»,
conclut le communiqué du MRS.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Basé à Chens-sur-Léman (Chablais), le MRS a été créé dans les années
septante notamment par l'anarchiste savoyard Max Molliet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MRS EN QUELQUES DATES&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les 5 juillet 1972, à Bonneville, le congrès de l'Association des maires,
adjoints et conseillers généraux de Haute-Savoie réunit 430 personnalités
locales. 410 d'entres-elles se prononcent en faveur d'une création d'une région
savoyarde.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En 1972, campagne en faveur de la création d'une Région Savoie : 187
000 signatures.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En 1973, édition d'une brochure Livre Blanc et Rouge, Pour une Région
Savoie.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lobbying auprès des Conseils généraux de Savoie lors des délibérations en
faveur d'une création d'une Région Savoie.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le MRS est membre fondateur de la Fédération régions &amp;amp; peuples
solidaires en 1995.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;• Plus d'informations sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.r-p-s.info/&quot;&gt;Régions et Peuples solidaires&lt;/a&gt; • Voir également
&lt;a href=&quot;http://blog.renee-alice-poussard.fr/post/2009/05/22/Pierre-and-CO&quot;&gt;le
blog&lt;/a&gt; d'une conseillère régionale verte.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une annexion devenue pour ses 150 ans un «rattachement»</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/03/25/Une-annexion-devenue-pour-ses-150-ans-un-rattachement</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Mar 2009 23:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;« Y a-t-il une observation ? Une abstention ? Une
opposition ? Il en est ainsi décidé. » Dans la bouche d’Hervé
Gaymard, la formule revient comme un leitmotiv, sans qu’il ait besoin
d’attendre, ne serait-ce qu’une seconde, une éventuelle réserve à la longue
liste de décisions prises lors de ce conseil d’administration de l’Assemblée
des pays de Savoie, qualifié par le Dauphiné Libéré de « séance
consensuelle ». C’est le moins que l’on puisse dire, le budget et l’attribution
de nombreuses subventions données par l’APS ayant systématiquement été adoptés
à l’unanimité, que cela concerne le secteur touristique, la culture - avec
notamment 225 000 euros consacrés aux cérémonies d’anniversaire d’une annexion
devenue pour ses 150 ans un « rattachement » -, l’agriculture ou
l’université de Savoie.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lire la suite de l'article sur le site de &lt;a href=&quot;http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/archive/2009/03/25/%C3%A7a-ne-sert-a-rien-d-en-parler.html&quot;&gt;
La Voix des Allobroges&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Montée de boucliers contre la candidature d'Annecy pour les JO 2018</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/02/23/Montee-de-boucliers-contre-la-candidature-d-Annecy-pour-les-JO-2018</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Feb 2009 19:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.annecy2018.ch/public/sticker_annecy_2018.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Jeux Olympiques d’Annecy, on nous les promet propres. C’est même un des
principaux arguments avancés par les élus et d’abord par Thierry Billet,
adjoint chargé de l’environnement à Annecy. La preuve ultime que ces jeux
seraient écolos, selon Billet, c’est qu’il a réussi à convaincre Yann
Arthus-Bertrand de soutenir officiellement la candidature annecienne:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«Les infrastructures olympiques fondées sur la démesure et l’utilisation
d’importantes quantités de matériaux et d’énergie mènent souvent à une impasse,
dit Arthus-Bertrand. De nombreuses villes olympiques ont construit d’immenses
structures coûteuses devenues aujourd’hui des éléphants blancs. Mes échanges
avec Thierry Billet, votre maire-adjoint à l’environnement, m’ont éclairé sur
un point : Annecy souhaite développer un modèle de ville olympique
responsable dont l’empreinte écologique serait la plus réduite
possible.»&lt;a href=&quot;http://annecy2018.over-blog.com/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vu que Yann a été convaincu grâce à ses échanges avec Thierry, je ne
demandais moi aussi qu’à l’être. Alors armé de mon petit clavier, j’envoie un
mail à Thierry Billet pour lui poser une question toute simple, en rapport
direct avec la déclaration de la figure tutélaire de l’écologie qu’est devenue
le maître de la photo aérienne : quelles vont donc être les
infrastructures construites pour ces jeux et où seront-elles situées ? Une
question basique et élémentaire pour avoir une idée de l’impact environnemental
de ces jeux. Et bien voici la réponse de Billet : « Adressez vous au
Comité d'organisation au Conseil général... Je n'ai pas les éléments sportifs
en mains. » Eléments sportifs ? Je ne lui demandait pourtant pas si
le ski de bosse en faki allait devenir une discipline olympique, mais ce qu’on
allait construire comme infrastructure de type patinoire ou tremplin. L’élu
annecien ne serait donc en rien au courant de ces futures installations, mais
il a néanmoins réussi à convaincre Arthus-Bertrand qu’on ne tomberait pas dans
la démesure. Après cela, faut pas s’étonner si certains en viennent à qualifier
ce genre de personnage d’écotartuffes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Direction donc le conseil général où l’attaché de presse nous informe que
« 70 à 80% des infrastructures sportives existent déjà. Les
investissements concerneraient deux patinoires et un anneau de vitesse. »
Elle ajoutera par la suite qu’un tremplin de saut sera aussi construit à La
Clusaz. Cela fait quand même de gros équipements à bâtir. Mais c’est quoi alors
les infrastructures existantes ? « Les pistes homologuées,
patinoires, sites d'entraînement, piste de bob de La Plagne... », nous répond
le conseil général. La piste de bob, ok, ça c’est du lourd. Les
patinoires ? Mais on vient de nous dire qu’on va en construire
trois ! Quant aux pistes de ski, c‘est sûr qu’elles sont déjà là, mais
certains candidats aux JO auraient-ils prévu de bâtir les montagnes nécessaires
aux épreuves olympiques ? Bref, pas grand-chose n’existe en réalité
aujourd’hui en matière d’infrastructures, mais on nous certifie que 70 à 80%
sont déjà existantes. Et Yann Arthus-Bertrand cautionne. L’écotartufferie en
pleine action !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre argument de Thierry Billet pour démontrer le côté écologique de ces
jeux, c’est que grâce à eux, la Haute-Savoie va enfin pouvoir s’équiper en
infrastructures ferroviaires. « Qui ne voit pas que les jeux sont un
formidable accélérateur de projet ?, clame ainsi Billet sur son blog. Jusqu'à
présent, les jeux ont servi, en France, à faire des autoroutes; ceux d'Annecy
2018 devraient permettre de faire du logement à énergie positive et du
transport ferroviaire... De quel droit se passerait-on de cet accélérateur tout
en réclamant... du transport ferroviaire ? » C’est clair que des
autoroutes, chez nous, on n’en a plus trop besoin, surtout depuis qu’on en a
même deux pour relier Annecy à Genève. Mais de là à dire que ceux qui veulent
du ferroviaire n’aurait pas le droit de s’opposer aux jeux… Billet repousse
encore un peu plus le bouchon. « Les jeux entraînent le département sur
une mauvaise voie. Ce n’est pas une priorité et il y a mieux à faire que ça,
estime Pierre Viguié. On a un retard extraordinaire en Haute-Savoie sur le
transport ferroviaire et le logement social. Le projet des jeux permet aux élus
de ne rien faire en les attendant. Mais ce n’est pas les jeux qui paieront les
trains ! Ça sera à nous de les payer. Et le comité olympique n’exigera
rien pour le ferroviaire. Alors peut-être que les JO donneront un coup de pieds
aux fesses aux élus pour développer le ferroviaire, mais on ne devrait pas
avoir besoin de ça. Et les JO relancent en revanche la mauvaise idée que la
Savoie sera encore en 2018 la patrie du ski, alors qu’il faudrait plutôt songer
à travailler à ce que nos usines à ski s’activent toute l’année. Il faut
aujourd’hui d’abord penser à autre chose que le ski. Il ne s’agit pas de raser
les stations, mais de tacher de les reconvertir, surtout celles qui sont
situées à moins de 2000 m dans lesquelles sont prévus ces JO. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viguié s’inquiète aussi du gigantisme en matière d’infrastructure, malgré la
caution d’Arthus- Bertrand. « On veut donc construire deux patinoires dans
l’agglomération d’Annecy. Et lors des derniers jeux d’hiver, la grande
patinoire contenait 40 000 personnes. C’est ça qu’on veut nous faire à
Annecy ? Mais ça rime à rien ! D’autant que dans dix ans, est-ce
qu’autant de monde se déplacera pour voir des épreuves olympiques ? Et on
nous parle de bilan carbone zéro ! Dans dix ans encore plus
qu’aujourd’hui, les gens regarderont les jeux devant leur télé, alors il n’y a
pas besoin de bâtir des infrastructures démesurées. » D’autant que là, on
se dit que la région Savoie à laquelle croient les Verts en a déjà des
infrastructures, notamment dans le 73. Mais, hormis la piste de bob, pas
question d’y toucher, d’après ce qu’on nous a dit au conseil général. Le Hall
Olympique d’Albertville ? On s’en moque. Le Phare de Chambéry (construit
déjà, dans une pure logique savoyarde, avec l’objectif de piquer l’activité de
la salle d’Albertville) ? Pas question de s’en servir. Tout ça pour
respecter, d’après le conseil général, « le principe de compacité des
sites, c'est-à-dire un périmètre olympique le plus restreint possible ». On
prévoit pourtant des épreuves à Morzine, qui se situe bien plus loin d’Annecy
que Chambéry ou Albertville. Même si les Verts n’y ont pas prêté attention, il
y a donc en fait une véritable logique à être pour la région Savoie et opposé
aux JO d’Annecy tels qu’ils se préparent. Et alors que la Venise des Alpes n’a
évidemment pas besoin du prestige que lui apporteraient ces jeux et que le
département de Haute-savoie est assez riche pour faire face à ses devoirs sans
avoir besoin de tout ce cirque, on perçoit au final le signe d’une mégalomanie
départementaliste dans ce projet dénué de toute cohérence régionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extraits d'un article de Brice Perrier, La Voix des
Allobroges,&lt;/strong&gt; à lire sur le site de &lt;a href=&quot;http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/archive/2009/02/05/les-jo-des-ecotartuffes.html&quot;&gt;
La Voix des Allobroges&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source pour le logo: &lt;a href=&quot;http://www.annecy2018.ch/&quot;&gt;Annecy2018&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Stratégie du Choc</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/02/23/La-Strategie-du-Choc</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Feb 2009 19:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Terre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Qu'y-a-t-il de commun entre le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973, le
massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique,
le naufrage de l'épopée Solidarnösc en Pologne, les difficultés rencontrées par
Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la
guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri-Lanka en 2004, le
cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous
lieux - Abou Ghraib ou Guantanamo, aujourd'hui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img title=&quot;La Stratégie du Choc par Naomi Klein, fév 2009&quot; style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/stategie.jpg&quot; /&gt;Tous ces moments
de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement
d'un « capitalisme du désastre. » Approfondissant la réflexion entamée avec son
best-seller, No Logo (Actes Sud, 2001) Naomi Klein dénonce, ici, documents à
l'appui, l'existence, depuis plus d'un demi-siècle, de stratégies concertées
pour assurer la prise de contrôle de la planète par les multiples tenants d'un
ultralibéralisme qui a systématiquement mis à contribution crises, désastres ou
attentats terroristes - et qui n'a pas hésité, du Chili de Pinochet à
Guantanamo - à recourir à la torture sous diverses formes pour substituer aux
acquis des civilisations et aux valeurs de démocratie la seule loi du marché et
la barbarie de la spéculation.&lt;/p&gt;    &lt;div&gt;Voir la vidéo: &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5ls1y_naomi-klein-le-capitalisme-du-desas_news&quot;&gt;
La stratégie du choc&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;txtROUGE&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
La Stratégie du choc&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
par Naomi Klein&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;txtROUGE&quot;&gt;Montée d'un capitalisme du désastre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;corpstexte&quot;&gt;Essais sciences humaines et politiques&lt;br /&gt;
Traduit  de l'anglais (Canada)&lt;br /&gt;
590 pages&lt;br /&gt;
ISBN 978-2-7427-7544-6&lt;br /&gt;
prix indicatif : 25,00 €&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5ls1y_naomi-klein-le-capitalisme-du-desas_news&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Projet de région Savoie: les Verts confirment leur soutien, le socialiste Zory tourne sa veste</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2009/02/03/Projet-de-region-Savoie%3A-les-Verts-meintiennent-leur-volonte-le-socialiste-Zory-tourne-sa-veste</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Feb 2009 00:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Savoie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.logo_region_savoie_t.jpg&quot; alt=&quot;Logo région Savoie&quot; title=&quot;Logo région Savoie, fév 2009&quot; /&gt; Alors que le parti écologiste Les Verts
ont renouvelé le volonté de voir se constituer une région Savoie détachée de
Rhône-Alpes, le conseiller général chablaisien (Thonon-Est) Frédéric Zory (PS)
tournerait-il sa veste?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;q&gt;Alors que la France s’apprête à lancer une grande réforme des
collectivités locales et que la commission Balladur recueille doléances et
propositions auprès des élus locaux et nationaux, on a invité le Chablaisien
Fréderic Zory à discuter avec nous. C’est que l’un des deux conseillers
généraux de gauche de Haute-Savoie était connu pour ses positions favorables à
une région Savoie. Mais il a changé de point de vue lors de la réunion de
l’Assemblée des pays de Savoie (APS) qui s’est tenue le 23 janvier dernier à
Annecy. On a voulu savoir pourquoi.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire l'interview complète sur le site de &lt;a href=&quot;http://lavoixdesallobroges.hautetfort.com/archive/2009/02/03/zory-s-explique.html&quot;&gt;
La Voix des Allobroges&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.regionleman.com/post/2009/02/03/Projet-de-region-Savoie%3A-les-Verts-meintiennent-leur-volonte-le-socialiste-Zory-tourne-sa-veste#comment-form</comments>
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    <title>L'arpitan, une langue minorisée ET oubliée.</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2008/10/05/L-arpitan-une-langue-du-territoire-francais-minorisee-ET-oubliee</link>
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    <pubDate>Sun, 05 Oct 2008 18:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Arpitanie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Tintin%20en%20Arpitanie/ARP-arpitania-arpitanie-FRP.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Tintin%20en%20Arpitanie/.ARP-arpitania-arpitanie-FRP_s.jpg&quot; alt=&quot;Eurorégion Arpitanie Europe&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Eurorégion Arpitanie Europe, oct 2008&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;POINT DE VUE&lt;/strong&gt; –
L'arpitan (ou francoprovençal), langue gallo-romane à l'instar des langues d'oc
et d'oïl, encore parlées de nos jours par un nombre tous les jours plus réduit
de locuteurs dans les départements de la Loire, du Rhône, de l'Isère, de l'Ain,
du Jura, de la Saône-et-Loire, de la Savoie et de la Haute-Savoie, ainsi que
dans les cantons Suisses de Fribourg, Vaud et Valais et la région autonome du
Val d'Aoste et de plusieurs vallées du Piémont, est une langue purement et
simplement oubliée.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oubliée de tout le monde : du ministère de l'Éducation aux
militants pour les autres langues régionales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A tel point que le 7 mai dernier lors des débats à l'Assemblée, la seule et
unique mention qui en a été faite l'a été par la ministre de la Culture, dans
une énumération des langues de France. Aucun des députés de la zone
linguistique concernée n'a jugé bon de s'exprimer à ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant ses militants sont très actifs. Chaque année se tient une fête
internationale de l'arpitan, dans un des trois pays où s'étend sa zone,
l'Arpitanie, et qui accueille à chaque fois plusieurs milliers de
visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les députés français de l'Arpitanie, absents au débat du 7 mai, sont
pourtant au courant de ces activités de maintient de la langue, puisque lors de
la fête de 2007 à Saint-Symphorien-sur-Coise dans le Rhône plusieurs avaient
été invités, ou avaient participé à sa subvention. La Région Rhône-Alpes elle
même a financé une enquête en 2008 sur l'état de la langue et sur les moyens à
mettre en œuvre pour assurer sa revitalisation. Les ministres successifs de
l'éducation nationale sont aussi au courant de son existence, puisque ils
refusent à chaque demande des associations d'enseignants de reconnaître la
langue, interdisant ainsi l'enseignement au delà des initiatives individuelles
de quelques enseignants passionnés (en 2006 la demande de l'Association des
Enseignants de Savoyard à été rejetée, voir réponse en lien, bourrée de
mensonges sur la langue et sa littérature, qui feraient dresser les cheveux sur
la tête de n'importe quel linguiste &lt;a href=&quot;http://aca.arpitania.eu/documents/Reponse_G._de_Robien.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;(Voir le document)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus étonnant, c'est l'absence généralisée de toute mention à
l'arpitan dans les articles des militants pour les langues régionales ici ou
là, notamment depuis le mois de mai et les multiples rebondissement concernant
l'inscription des langues régionales dans la constitution. Le ministère de
l'éducation et son entêtement à ignorer les demandes des arpitanophones
arriverait-il à faire la pluie et le beau-temps jusque là ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Littérature en arpitan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arpitan s'est doté il y a quelques années d'une orthographe comme bon
nombre de ses sœurs, l'ORB (Orthographe de Référence B), développée par le P.
Dominique Stich. Outre le grand nombre de publications en arpitan dans des
graphies dites phonétiques qui apparaissent chaque année, des auteurs
commencent à publier en ORB, comprenant que pour diffuser des textes en dehors
de leur communauté d'origine, il est nécessaire de rendre la lecture de leur
écrits accessible au plus grand nombre. Une association transfrontalière
franco-suisse, l'Aliance Culturèla Arpitanna, s'est notamment donné pour
objectif de publier des ouvrages dans cette orthographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons besoin de faire reconnaitre notre langue par le ministère de
l'éducation nationale pour accélérer le processus de revitalisation de notre
langue, et pour ça nous avons besoin de votre soutien à vous, les militants des
autres langues régionales. Alors s'il vous plait sortez nous de l'oubli dans
lequel nous sommes savamment maintenus pour éviter l'engagement de l'Etat dans
des filières d'enseignement de l'arpitan. Parlez de nous dans vos articles,
parlez de notre actu, faîtes nous connaître dans vos circuits de
diffusion ! Nous avons besoin de votre soutien !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Varnay&lt;/strong&gt; - Agence Bretagne Presse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus: &lt;a href=&quot;http://www.arpitania.eu&quot;&gt;Le Portail de
l'Arpitanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Arpitanie/carte_francoprovencal_map_franco-provencal.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Arpitanie/.carte_francoprovencal_map_franco-provencal_m.jpg&quot; alt=&quot;carte franco-provençal arpitan arpitanie arpitanie&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;carte franco-provençal arpitan arpitanie arpitanie, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Source
carte: 24heures.ch&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Couleur 3 quitte la France</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2008/09/24/Couleur-3-quitte-la-France</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 19:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Arpitanie</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/couleur3_logo.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/.couleur3_logo_t.jpg&quot; alt=&quot;Couleur 3 logo&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Couleur 3 logo, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Le
30 septembre prochain, la société lyonnaise Virage cessera toute diffusion et
reprise des programmes de Couleur 3. La société – antenne locale de Couleur 3
depuis 1996 – conservera les fréquences actuellement dédiées à Couleur 3
France, pour y diffuser ses propres émissions sous un autre nom : Virage
Radio. Le public français pourra retrouver les programmes de Couleur 3, ainsi
que de nombreux podcasts, sur le site www.couleur3.ch.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Création du Virage lyonnais en 1993&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire française de Couleur 3 débute en 1993, lorsqu’un groupe de fans
monte la société Virage et obtient une longueur d’onde de la part du Conseil
supérieur de l’audiovisuel. La diffusion de Couleur 3 débute ainsi dans une
relative confidentialité, avant d’être officialisée en 1996. Outre Lyon,
Chambéry, Grenoble et Chamonix sont également desservies dès 1996. La société
française se finance en insérant des fenêtres publicitaires, inaudibles en
Suisse. En plus des insertions publicitaires, l’antenne lyonnaise propose des
décrochages – ou émissions locales, avec des animateurs spécifiques, de 16h40 à
19h en semaine et de 12h10 à 17h le samedi. __ Un nouveau souffle__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des années 90, la société Virage connaît des difficultés
financières ; la diffusion des programmes est momentanément suspendue par
le CSA. Christophe Mahé – qui détient notamment la chaîne Fréquence Jazz –
rachète alors les parts de Couleur 3 détenues par Virage. Il relance des
émissions locales depuis les studios de Grenoble, Lyon, Chambéry et
Chamonix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Début 2008, la société Virage a souhaité faire évoluer cette programmation
locale, en visant une programmation locale plus importante – et donc plus
éloignée des programmes originaux de Couleur 3. Depuis ses débuts, Couleur 3
défend effectivement une conception particulière de la radio, avec un ton
décalé, une animation référencée et des chroniques de qualité. La chaîne
désirait ainsi conserver cette identité, via une diffusion optimale de ses
propres programmes sur le territoire français. En raison de cette divergence
d’intérêts, Couleur 3 et la société Virage ont préféré mettre à terme à leur
collaboration, qui aura duré 12 ans. Cette décision implique – du moins
provisoirement – la fin de toute diffusion sur la bande FM à Lyon, Chambéry,
Grenoble et Chamonix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette séparation marque le terme d’une expérience extrêmement enrichissante
pour Couleur 3 et la Radio Suisse Romande. Durant 12 ans, la collaboration avec
Virage a permis le développement d’opérations et de partenariats originaux,
comme les émissions en direct des Nuits Sonores. Ce rapprochement a également
contribué au rayonnement de Couleur 3 et de la Radio Suisse Romande, en créant
des ponts rédactionnels, promotionnels et artistiques entre la Suisse et la
France. Enfin, grâce à ses nombreux auditeurs français, Couleur 3 a pu
développer une conception unique de la radio, dépassant les frontières du
service public suisse, pour se nourrir de la culture radiophonique
française.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/I_love_couleur3.jpg&quot; alt=&quot;I Love Couleur3&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;I Love Couleur3, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lausanne, le 22 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signer &lt;a href=&quot;http://sk8.free.fr/Rendez-nous_Couleur3/&quot;&gt;la
pétition&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Deux nouveaux cantons suisses: Franche-Comté et Savoie</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2008/09/12/Deux-nouveaux-cantons-suisses%3A-Franche-Comte-et-Savoie</link>
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    <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 16:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Europe</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/Swiss_savoy.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.Swiss_savoy_m.jpg&quot; alt=&quot;plaques d'immatriculation savoisiennes&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;plaques d'immatriculation savoisiennes, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/a&gt; « SAVOIE EUROPE
LIBERTE » et le « MOUVEMENT FRANCHE-COMTE » se félicitent de la
signature à Genève, point frontière entre le Jura et la Savoie, d’une alliance
politique. S'appuyant sur les valeurs communes aux deux mouvements, elle
prévoit la mise en place d’actions résolues et audacieuses contre l’Etat
centraliste français, chaque mouvement gardant la totale maîtrise de sa
stratégie. Cette fédération des forces pour la libération de la Savoie et de la
Franche-Comté est particulièrement la bienvenue à un moment où règne en France
le pouvoir central le plus autocratique et le plus jacobin qu’on ait connu
depuis 50 ans.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.suisse_m.jpg&quot; alt=&quot;Suisse&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Suisse, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genève le 11 Septembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Savoie Europe Liberté et le Mouvement Franche-Comté notent avec satisfaction
les résultats d'un sondage réalisé en Suisse par l’institut Link à la demande
du MFC et consultables sur son blog : http://www.mfcomte.fr/ Il a été fait
en réplique au sondage IPSOS de juillet dernier où l’on demandait aux Français
s’ils seraient prêts d’accueillir la Wallonie comme nouveau département
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils constatent que, malgré la traditionnelle frilosité des Suisses par
rapport à tout ce qui est « étranger », ces derniers sont dans leur
ensemble majoritairement favorables (43,7% contre 37,5%) à ce que la
Franche-Comté et la Savoie deviennent demain cantons suisses avec pour la
Suisse romande un taux particulièrement élevé de &lt;strong&gt;55,9% de
favorables&lt;/strong&gt; contre 28,4% de défavorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sondage montre que les Suisses sont loin de rester indifférents au sort
de leurs voisins de l'ouest. Il devrait encourager les habitants de la Savoie
et de Franche-Comté à contester sans tabou la situation de soumission qui leur
est imposée par le centralisme. Ces résultats inédits bousculent les lignes
d'un statu quo de plus en plus pesant avec cette France qui réforme tout sauf
l'essentiel: sa centralisation archaïque, avec sa phobie du fédéralisme.
L'Europe n'est pas figée dans ses frontières ! Dix nouveaux États sont
apparus à la fin du 20ème siècle. Aujourd'hui le Kosovo est indépendant, la
Belgique doute de son avenir, les Français veulent accueillir les Wallons.
Alors quel avenir économique, politique et institutionnel pour la Savoie et la
Franche-Comté ? Voilà un vrai débat d’avenir que « Savoie Europe
Liberté » et le « Mouvement Franche-Comté » demandent à Paris de
bien vouloir ouvrir sans attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrice Abeille et Jean-Philippe Allenbach Président de « Savoie Europe
Liberté » et Président du « Mouvement Franche-Comté »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://savoie.romandie.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Site
Savoie.Romandie.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le dernier chant d'Artamis les 23-24 août</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2008/08/01/Le-dernier-chant-d-Artamis-les-23-24-aout</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 15:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/.alternative_life_s.jpg&quot; alt=&quot;alternative life&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;alternative life, aoû 2008&quot; /&gt; Une année s'est écoulée dans notre cité du bord
du lac bien propre et bien tranquille -en dépit de ce qu'en pense certains-
depuis les évacuations de l'été passé. La tolérance judiciaire a laissé place
aux évacuations musclées et l'écoute fragile demeurant encore entre les
différentes populations de Genève a elle cédé à l’incompréhension totale. Les
commémorations de Mai 68 nous ont été servies à toutes les sauces et dans
toutes les cantines. Or, que reste-t-il de l'élément fondateur de ces révoltes:
la Liberté?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle se perd aux travers d’un tas de réglementations. On nous pousse à être
sage, à rester dans la norme. Standard: on entend ce mot partout! Les plus
fervents défenseurs de l'alternatif d'hier, aujourd'hui nous déclament les
propos les plus malvenus à ce sujet. C'est vrai qu'il ne faut pas parler
d'alternatif, quelle horrible chose! Connotée avec illégalité, insécurité, non
standardisé. C'est bien la pire tare que l'on puisse avoir dans cette société:
être différent; revendiquer d'autres schémas de pensée et de vie. Les autorités
n'apprécient pas ce trop plein de liberté que nous osons revendiquer. Elles
essaient de nous couper les ailes à coup de normes et de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture, du moins de la manière dont nous la fabriquons, ne peut se
soumettre aux exigences du marché. Sa valeur ne se calcule pas en bénéfices
pécuniers mais en partage et en plaisir; notions inconnues par un grand nombre
de calvinistes nostalgiques du bon vieu temps où la fête, la musique et les
arts du spectacle étaient interdits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuons à parcourir l’Histoire. Eté 2007 : Evacuations de la Tour,
de l’Arquebuse et de Rhino, emblème du mouvement squatt genevois et par là
même, disparition du Bistr’ok et de la Cave 12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non la Cave 12 n’a pas disparu, loin de là ! Bilan de cette
première année : une centaine de concerts organisés en nomades, grâce à
l’accueil des salles qui restent (pour l’instant)… Pour fêter le premier
anniversaire de son évacuation, la Cave 12 organise une Deathday party *1 à
l'Ecurie dès 19h jusqu'au petit matin avec au programme: “Fantomas
probablement” spectacle de marionettes présenté par le collectif Tête dans le
sac suivi de l'américain Eugene Chadbourne, political satire banjo-guitare,
enfin The Exile Duo-Gang dance party clôtureront les festivités. La soirée sera
en plus colorée par des interventions de Monsieur Armin Tanzarian en
personne!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’heure n’est ni aux pleurs ni aux regrets mais à la mobilisation. Septembre
prochain : évacuation du site d’Artamis. Une partie des ateliers
d’artistes et d’artisans va pouvoir être relogée mais pour les lieux
accueillant du public : le Piment Rouge, le Kinetik, l’Etage, le Shark, le
théâtre du Galpon et la galerie Stargazer rien n’est prévu. Il en va de même
pour les entreprises à but non lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous n’avez toujours pas compris, je vous la refais en plus simple: A la
rentrée, de l’UECA, resteront l’Usine et Mottattom. En effet, ce dernier pourra
rester dans le nouveau plan localisé du quartier mais se verra amputer de son
aile arrière. Quant à l’Usine, elle échappe cette fois-ci à la délocalisation
voire à la fermeture. La médiation a abouttit sur des solutions visant à
améliorer la vie du quartier. Malheureusement, reste un goût d’amertume chez
les voisins les plus virulents- que je ne citerais pas ici c’est plus galant-
n’ayant pas obtenu la fermeture de l’Usine. Ces derniers pensaient naivement
qu’en fermant ce lieu, les problèmes de deal et d’incivilités se résoudraient
comme par magie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi se présentera le triste sort de la culture autogérée à la rentrée.
L’UECA va se battre pour ouvrir d’autres lieux mais pour l’instant le politique
est timide face à ses propositions. Nous avons besoin que les gens qui aiment
fréquenter Artamis, l’Usine- rien qu’entre ces deux places cela fait près de
3000 personnes par week end!- que ces personne se manifestent, se battent pour
une Genève vivante et diversifiée, qu’ils et elles ne laissent pas mourir
l’esprit d’Artamis, ni la Cave 12. Ou sont les 18'000 signataires de la
pétition « Donnons des espaces à la culture » ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux armes citoyens et citoyennes de la Genève sans frime ni manières !
Sortez vos plus belles lames anti rasoir et vos plus gros pistolets à eau.
Aspergeons ces murs bien trop propre pour être vrais ! Ne laissons pas
disparaître la vitalité, l’espoir et la beauté de cette Genève qui se reconnaît
dans sa diversité et son énergie créatrice !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soyez présent-e-s le week end du 23/24 août pour le dernier chant
d'Artamis!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter un bel été et ne vous inquiétez
pas vous aurez toujours la télé pour vous divertir!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;communiqué de l'Union des espaces culturels autogérés - &lt;a href=&quot;http://www.ueca.ch&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;UECA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Célébrer la conspiration d'un dictateur: la France a la mémoire courte...</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2008/06/27/Celebrer-la-conspiration-dun-dictateur%3A-la-France-a-la-memoire-courte</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 20:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/.entrevue_plombiere_site_s.jpg&quot; alt=&quot;entrevue plombière-les-bains 2008 nopoléon III&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;entrevue plombière-les-bains 2008 nopoléon III, juil 2008&quot; /&gt; Lettre ouverte à
M. Jean-Jack QUEYRANNE, président du conseil régional de Rhône-Alpes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ugine, le 26 juin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plombières (Vosges) fête le... 150e anniversaire de l'entrevue secrète de
Napoléon III et Cavour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le président,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous venons d'apprendre avec effarement que vous faites partie du comité
d'honneur des fêtes et cérémonies qui auront lieu les 19 et 20 juillet prochain
à Plombières pour commémorer l'entrevue secrète du 21 juillet 1858 entre
Napoléon III et Cavour.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il est au demeurant peu ordinaire et fort peu républicain de célébrer
publiquement, en France, une conspiration unissant un dictateur et son complice
pour fomenter conquêtes et massacres. Mais quand il s'agit de l'entrevue qui
marchanda en une journée d'été le destin des peuples de Savoie et de Nice, nous
sommes révoltés de lire votre nom sur la liste du comité d'honneur, avec ceux
de madame Laclais, maire de Chambéry, et de messieurs Gaymard et Monteil,
présidents de nos deux conseils généraux, et Rigaut, maire d'Annecy. Mal
conseillés ou mal inspirés, vous avez pourtant accepté d'y figurer. Il est
encore temps de sauver l'honneur! Étant lyonnais, vous avez une excuse
d'ignorance que vos collègues ne sauraient faire valoir. Mais comme président
de la Région qui nous représente malgré nous, vous lirez avec profit le rappel
historique qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous vous reporterez aux sources facilement accessibles: Paul Guichonnet,
Histoire de l'annexion de la Savoie à la France, pp. 92 à 99 Jean de Pingon,
Savoie française, histoire d'un pays annexé, pp. 22 à 31&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici pour résumer l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La célèbre entrevue de Plombières, qui fixa le destin de la Savoie, fut l'un
des secrets diplomatiques les mieux gardés du XIXe siècle. (Paul Guichonnet) Ce
honteux marchandage, qui scellait le destin de la Savoie et de Nice, est resté
secret jusqu'en 1928, et pour cause! Le révéler aurait fait apparaître trop
clairement que les plébiscites de 1860 n'étaient que des mascarades pour tenter
de justifier l'annexion aux yeux inquiets de l'Europe. Au cours d'une journée
de conversation, le 21 juillet 1858, fut conclu un pacte secret qui sera
formalisé par le traité secret du 23 janvier 1859. Le contenu, connu
partiellement à partir de 1883, ne sera révélé en détail qu'à partir de 1928
avec l'ouverture progressive des archives de Cavour. Le pacte combinait les
ambitions de la France et du Piémont sur l'Italie. Il comportait les points
suivants:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;mariage de Jérôme-Napoléon, cousin de Napoléon III, avec la princesse
Clotilde, fille de&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Victor-Emmanuel II; Jérôme-Napoléon, surnommé Plon-Plon, n'inspirait que
dégoût, au physique comme au moral, à la princesse Clotilde, âgée de 16
ans...&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;organisation secrète d'un incident à Modène pour déclencher la guerre;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;aide militaire de 200 000 soldats français pour conquérir la Lombardie et
la Vénétie&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;appartenant à l'empire austro-hongrois;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;constitution d'un royaume d'Italie du nord pour Victor-Emmanuel, sous la
tutelle de la France;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;cession de la Savoie et de Nice à la France;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;constitution d'un royaume d'Italie centrale confié à Jérôme-Napoléon;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;passage du Royaume de Naples à un proche de Napoléon III dès que
possible.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce pacte fut réalisé en partie en 1859 avec le mariage de Clotilde (qui se
résigna tristement à son sort et fut vite abandonnée par son époux), avec le
massacre de Solferino San Martino, une des batailles les plus meurtrières du
siècle (c'est sur ce champ de bataille que le Genevois Henri Dunant conçut le
projet de la Croix-Rouge) et l'annexion de la Lombardie au Royaume de
Sardaigne. Après une période de confusion de quelques mois, l'annexion de la
Savoie et de Nice fut accomplie, malgré les protestations de l'Europe, au
milieu de l'année 1860. Cette annexion était &amp;quot;justifiée&amp;quot; par la théorie fumeuse
des frontières naturelles, ne tenant aucun compte de la situation des peuples.
En prenant position sur la crête des Alpes, au Mont Cenis et au petit
Saint-Bernard, la France se donnait les moyens d'intervenir à volonté en
Italie, et ainsi de tenir la péninsule sous tutelle. La théorie des frontières
naturelles engendrait une autre revendication: porter les limites de la France
sur le Rhin en s'emparant de la Belgique et du Palatinat allemand. C'est
pourquoi, comme l'avait prévu Friedrich Engels, Napoléon III déclara la guerre
à la Prusse en 1870. On connaît la suite: défaite cuisante de 1870-1871,
proclamation du IIe empire allemand à Versailles, intense propagande anti-boche
(selon la terminologie officielle de l'époque) en France pour reprendre
l'Alsace-Lorraine, &amp;quot;der des der&amp;quot; en 1914-1918, traité de Versailles humiliant
pour l'Allemagne, succès du nazisme, deuxième guerre mondiale. L'Europe, après
tant de destructions, perdait sa suprématie au profit des USA et de l'URSS.
Compte tenu de ce qui est exposé ci-dessus, qui ne sera contesté que par
quelques bonapartistes et hypernationalistes italiens ou français, nous vous
demandons de vous retirer du comité d'honneur des fêtes de Plombières. Cette
démarche est simple. Ainsi vous laisserez le thermalisme vosgien, le
bonapartisme nostalgique et le nationalisme sans scrupules ni remords festoyer
entre eux à Plombières, sans leur apporter la caution déshonorante de votre
mandat électif. Je reste évidemment à votre disposition pour tout
éclaircissement complémentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salutations. Patrice Abeille, Secrétaire général de la Ligue
savoisienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Savoie/plombieres_napoleon_faucigny_savoisiens.jpg&quot; alt=&quot;Entrevue de Plombières-les-Bains Napoléon III - Cavour&quot; title=&quot;Entrevue de Plombières-les-Bains Napoléon III - Cavour, juil 2008&quot; /&gt; Un
ultrasarkozyste chef «d'une camarilla bonapartiste», Le Faucigny du 10 juillet
2008.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.regionleman.com/post/2008/06/27/Celebrer-la-conspiration-dun-dictateur%3A-la-France-a-la-memoire-courte#comment-form</comments>
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    <title>“Je fais appel à la conscience des députés européens…”</title>
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    <pubDate>Sat, 14 Jun 2008 18:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>La Terre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/la%20terre/mouton_noir.gif&quot; alt=&quot;Mouton noir&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Mouton noir, nov 2008&quot; /&gt; Evo Morales
écrit aux députés européens au sujet de la &amp;quot;directive de retour&amp;quot; de l'Union
européenne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un
continent d’émigrants.&lt;/strong&gt; Des dizaines de millions d’Européens partirent
aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux
guerres ou aux totalitarismes. Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le
processus de la dite «directive retour». Ce texte, validé le 5 juin par les
ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé
le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière
drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier,
quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de
travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur
intégration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du
Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent
toujours bienvenus, et le demeurent. Nos pays du continent américain
absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils
vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en
Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme
par exemple notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent
sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les
personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours
respectés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants
du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de
libertés publiques. L’immense majorité des migrants y viennent pour contribuer
à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois dans la
construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent
ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique
du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui
rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le
marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux
problèmes démographiques et financiers de l’Union Européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les
Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement
l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a
reçu, en 2006, 68 milliards de dollars (43,7 milliards d’euros) de transferts
financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers
dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de
dollars (193 milliards d’euros), qui dépassent les 104 milliards de dollars (67
milliards d’euros) octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays,
la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants
(1,1 milliard de dollars, 0,7 milliard d’euros), soit un tiers de nos
exportations annuelles de gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et,
de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des
millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou
d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines
et financières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est regrettable que le projet de «directive retour» complique
terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats
puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne
pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos
compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la
possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à dix-huit mois
avant leur expulsion - ou «éloignement» selon le terme de la directive.
dix-huit mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de
directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration
universelle des droits de l’homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui
énonce :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa
résidence à l’intérieur d’un Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de
revenir dans son pays.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de
familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou
scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des
dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter
sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères
latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre
depuis des années ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est
la «liberté de circuler», la protection contre les emprisonnements
arbitraires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine
des nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un «Accord
d’association» qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange,
de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons
une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions
de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la
propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la
«protection juridique», on nous reproche notre processus de nationalisation de
l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le jour des Travailleurs. Je
demande, dans ce cas : où est la «sécurité juridique» pour nos femmes,
adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en
Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux
financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour
nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements
de la liberté et des droits démocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, si cette directive retour devait être approuvée, nous
serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec
l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens
européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril
2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas
exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de
l’UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes
difficultés globales : le réchauffement, la pollution, la disparition
lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors
qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos
sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs
émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne
correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre
l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de
développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les
sociétés des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions
du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la
conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et
militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la «directive
retour». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la
honte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une
politique migratoire respectueuse des droits de l’homme, qui permette le
maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une
fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les
pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde, et qui ferme
définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne
pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos «politiques d’intégration» comme vous
avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des
colonies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis
la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les
«clandestins».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EVO MORALES AYMA, président de la République de Bolivie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Genève ::: Revue de presse à propos du braconnage du squat RHINO</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2007/09/05/Geneve-%3A%3A%3A-Revue-de-presse-a-prop/public/GenC3A8ve/Squat20Rhino/defaultjpegle-temps-rhinoos-du-braconnage-du-squat-RHINO</link>
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    <pubDate>Wed, 05 Sep 2007 14:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Squat RHINO</category>
        <category>Presse</category><category>Squats</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/.rhino_sq.jpg&quot; alt=&quot;rhino féroce&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Revue de presse à propos du braconnage du
squat RHINO (juillet 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/revue%207/rhino%208/rhivue%209/default.jpeg&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/revue%207/rhino%208/rhivue%209/.default_m.jpg&quot; alt=&quot;rhino foto&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Coupures extraites du quotidien Le Temps, Genève, juillet 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/default.jpeg&quot; alt=&quot;rhino&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/revue%207/rhino%208/rhivue%209/rhi%2010/default.jpeg&quot; alt=&quot;portraits de rhino&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A côté des portraits, une scandaleuse publicité de l'UDC, caviardée par un
squatter anonyme de RHINO (ci-dessous, photo www.ork.ch), placardée sur la
porte d'entrée du boulevard de la Tour, 12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/moutons_Squat_Rhino.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/.moutons_Squat_Rhino_m.jpg&quot; alt=&quot;moutons noirs rhino&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/default.jpeg&quot; alt=&quot;gj&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/default.jpeg&quot; alt=&quot;veillée d'armes rhino&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/default.jpeg&quot; alt=&quot;cave 12&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/default.jpeg&quot; alt=&quot;squats genève&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/default.jpeg&quot; alt=&quot;rhino évacué :(&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/letemps_130707_3.jpg&quot; alt=&quot;brigade squats&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/revue%207/default.jpeg&quot; alt=&quot;rhino texte&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/rhino%20presse/revue%202/revue%203/revue%204/revue%205/revue%206/revue%207/rhino%208/default.jpeg&quot; alt=&quot;texte et commentaire&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Genève ::: Quelques remarques suite à l'évacuation du squat de La Tour</title>
    <link>http://blog.regionleman.com/post/2007/09/05/Geneve-%3A%3A%3A-Quelques-remarques-suite-a-levacuation-du-squat-de-La-Tour</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9e7a5051c28b66dbf49e63375993fc30</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Sep 2007 14:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>_</dc:creator>
        <category>Squat RHINO</category>
        <category>Squats</category><category>Témoignage</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/.rhino_sq.jpg&quot; alt=&quot;rhino féroce&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Episodes 1 et 2 en BD, par Macchia of the
hecatombe Crew&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/Squat%20Rhino/episode1.jpg&quot; alt=&quot;Quelques remarques suite à l'évacuation du squat de La Tour à Genève&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.regionleman.com/public/Gen%C3%A8ve/Squat%20Rhino/episode2.jpg&quot; alt=&quot;Quelques remarques suite à l'évacuation du squat de La Tour à Genève (2&quot; /&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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