Pourquoi le projet RHINO ?

En préambule et pour dissiper certaines imprécisions récemment parues dans la presse, le collectif RHINO tient à apporter quelques commentaires sur l’historique de la propriété des immeubles ainsi que sur les négociations menées par les habitants avec M. Schröder.

Nous nous permettrons aussi de donner des informations permettant de prendre la mesure de l’immense écart de richesse entre cette personne et notre collectif d’habitants

Nous établirons ensuite un comparatif entre son projet et le notre afin de permettre à chacun de se faire son opinion.

L’historique de la valeur de la propriété

Nous rappelons qu’à la suite de nombreuses opérations spéculatives, la valeur de cette propriété est passée en quelques années, suite à l’intervention de M. Jean-Pierre Magnin notamment, de 7 à 28 millions de francs avant l’explosion de la bulle immobilière au milieu des années 90.

Les créances accumulées auprès de la SBS sur cet objet immobilier se sont élevées à 32 000 000 de francs suisses en comptant les intérêts non payés.

Les propositions que le collectif RHINO aurait refusées.

Selon notre perception de ces négociations, nous pouvons relever les points essentiels qui ont mené à leur échec :

M. Schröder n’a jamais voulu vendre les immeubles, ni au collectif RHINO, ni à quiconque, avant l’an 2000. Il ne le pouvait d’ailleurs pas, car il n’était pas encore propriétaire à cette époque ! Ce n’est qu’en 2004 que la propriété passe officiellement en main de ses deux sociétés immobilières.

L’offre initiale en 1998 concernait uniquement la vente, pour 3 000 000 frs, des cédules hypothécaires rachetées à la SBS au début de l’année pour 2 600 000 frs. Des documents officiels attestent que

M. Schröder n’a jamais voulu montrer aucun document relatif à ces créances, lors des négociations.

Me Lachat, supervisant ces pourparlers, pourra également attester que lui-même nous avait déconseillé d’entrer en matière sur l’achat de créances dans ces conditions, et que de plus aucun établissement bancaire ne nous ouvrirait un crédit pour ce genre d’opération.

Puis les négociations se sont orientées vers des propositions de location des immeubles, sans rénovation. Ceci alors que M. Schröder n’était toujours pas officiellement propriétaire, ce qui posait un problème légal évident.

Malheureusement, M. Schröder a toujours refusé d’assortir à ses offres une promesse de vente au terme de la durée du bail envisagé (10 et 20 ans).

La réalisation du projet RHINO implique un investissement d’environ 3 000 000 de francs pour la rénovation des immeubles : il n’était donc pas envisageable, pour la pérennité du projet, de se lancer dans ces travaux sans aucune garantie de pouvoir continuer d’habiter les lieux.

La dernière proposition, en 2000 revêtait plutôt l’apparence d’un ultimatum, avec une échéance de 15 jours….

Toujours sans rénovations et toujours pas propriétaire, M. Schröder exigeait un loyer annuel de 240 000 frs par an, avec des garanties- non spécifiées- de l’Etat pour le versement de cette somme.

Trop complexe et trop chère (rendement sur investissement de 9%) cette solution manquait visiblement de sérieux.

D’autres organismes tels que la Ville de Genève et la Fondation HLM de la Ville de Genève ont également approché M. Schröder en vue de discuter de l’acquisition de sa propriété, mais n’ont reçu que des fins de non recevoir (M. Schröder aurait proposé au Conseil Administratif de la Ville de Genève d’échanger la propriété des immeubles contre celle de l’Alhambra)

La situation financière de M. Schröder

Malgré le caractère discret de sa personne, M.Schröder est loin d’être un amateur en matière d’achat et de vente immobilières. Le fait qu’il possède une dizaine d’immeuble dans notre canton ne doit pas occulter le reste de ses propriétés en Suisse et en Allemagne.

M. Schröder a également participé à un montage financier de grande envergure dans le domaine de la santé privée. En plus de posséder deux permanences médicales et un centre d’imagerie radiologique à Genève, il a racheté en l’espace de deux ou trois ans 4 cliniques privées dans le canton de Vaud et de Fribourg pour former le groupe médical Genolier Medical Network.

Ce groupe a ensuite été intégré par fusion avec l’AGEFI, devenue l’AGEN, pour être coté en bourse.

Toutes ces activités impliquent selon nous des investissements personnels de centaines de millions de francs en l’espace d’une dizaine d’années.

Le projet RHINO comparé à celui de M.Schröder

Le collectif RHINO ne désire pas accéder à la propriété des immeubles, mais souhaite que celle-ci revienne à une collectivité à but non lucratif, telle que la Ville de Genève, une fondation HBM, ou une autre fondation de droit public. Cette collectivité remettrait ensuite les immeubles en droit de superficie à deux coopératives qui en seraient locataires. L’investissement de la Ville de Genève, par exemple serait ainsi intégralement remboursé à terme

C’est en effet le seul moyen d’éviter que la spéculation reprenne sur ces objet immobiliers, et pour conserver à très long terme des loyers abordables proche du centre-ville (400 francs par personne par mois)

Le tableau ci–dessous résume les éléments clés des deux projets.

rhino projet